Les problématiques et enjeux de la mise en tourisme du patrimoine culturel immatériel en Amazonie. L’exemple du peuple Sápara d’Équateur

par Vladimir Mejia Ayala

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Philippe Duhamel.

Thèses en préparation à Angers , dans le cadre de Ecole doctorale Droit, Economie-Gestion, Sociétés, Territoires (Nantes) depuis le 01-10-2008 .


  • Résumé

    En Amazonie équatorienne, l’arrivée de l’industrie pétrolière a contribué à rendre cet espace accessible pour les besoins de l’exploitation. Dès lors, d’autres flux se sont développés, entre autres, le tourisme. Cette activité s’est organisée autour de la découverte de la nature et, simultanément, de la découverte des peuples indigènes. Cependant le tourisme représente pour eux non seulement une nouvelle activité économique intéressante sinon, face à l’avancement de l’industrie pétrolière vers leurs territoires, une stratégie de préservation de l’espace et de leur patrimoine culturel immatériel. Pour étudier cette situation, nous avons suivi le cas du peuple Sápara d’Équateur, proclamé par l’UNESCO comme Chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité en 2001. Les incursions de touristes dans le territoire Sápara ont commencé à partir des années 1990 et davantage à partir des années 2000. Nous avons mené une enquête sur le terrain en 2010, basée sur l’observation participante et les échanges avec des acteurs intervenant de manières diverses au processus du développement touristique suivi par les Sápara. À travers l’analyse des informations recueillies nous cimentons, spécialement, deux raisonnements : 1) la recréation de toute tradition ou élément du patrimoine culturel immatériel d’un peuple indigène répond à un système de règles qui vise à garantir, de manière consciente ou pas chez l’individu ou chez le groupe qui recrée la tradition, sa survie autant physique que culturelle 2) La règlementation d’une tradition n’est pas toujours compatible avec le tourisme ce qui pose un problème lorsqu’on pondère celui-ci comme un vecteur de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ainsi le territoire Sápara se présente non pas comme un espace touristique mais comme un espace qui s’organise pour profiter des bénéfices qui s’offrent à lui, dans sa volonté de devenir une destination touristique.


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