Récurrences et ambivalences de la vanité dans l'art contemporain .

par Jocelyne Michaud

Projet de thèse en Sciences de l'art et esthétique

Sous la direction de Danièle Meaux antoine.

Thèses en préparation à Lyon depuis le 02-11-2009 .


  • Résumé

    L'art contemporain témoigne d'une vitalité de la vanité. cette production pléthorique est-elle liée à un ‘phénomène de mode', ou a-t-elle des sources plus profondes que certaines conjonctures feraient apparaître ? les vanités actuelles peuvent-elles être considérées comme des vanités au sens strict ou comme des parodies de vanités ? où les situer entre humour et gravité ? ces représentations sont-elles toutes empreintes d'une tonalité nihiliste, suite au développement de la société industrielle et de la raison scientifique ? la figuration du problème de la mort sous la forme picturale appelée expressément ‘vanité', au xviie siècle, dépend d'un contexte socio-religieux particulier où l'homme doit méditer sur la richesse, le dénuement et la rédemption. la surconsommation ne génère-t-elle pas une inquiétude propice à la manifestation de la vanité ? cela expliquerait sa réapparition à des moments historiques précis. l'objet, chose futile et indispensable, n'est-il pas indubitablement lié à la vanité par le fait qu'il entraîne une réflexion sur son utilisation, sa consommation ou sa place dans l'art ? par le biais du ready-made, la vanité contemporaine ne naît-elle pas concomitamment de la manipulation du dérisoire et de l'expression d'un cynisme ? pour explorer le fonctionnement de ce double travail sur la dérision, quatre oeuvres, où opèrent détournements, jeux d'isomorphismes et figures archétypales, seront plus spécifiquement étudiées : mes ancêtres d'andréas dettloff (1995-2000), very hungry god (2006) de subodh gupta, pièce montée (2005) de romuald hazoumé et vanité n°1 (2002) de philippe ramette. l'hétérogénéité géographique de ces plasticiens, à l'heure de la mondialisation, peut ouvrir sur l'universalité de la question. au xxie siècle, le crâne contient-il toujours cette ambivalence de ‘sur-objet' fascinant, entre trophée et relique, entre insolence et déférence ?


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