Sentiment et intentionnalité. la critique du sentiment dans la philosophie contemporaine.

par Christos Marsellos

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Didier Franck.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) depuis le 18-11-2009 .


  • Résumé

    Dans une critique du sentiment, le double sens du génitif, objectif et subjectif, doit mettre en valeur l'intrication factuelle de deux problèmes : la critique adressée à la philosophie qui a voulu promouvoir le sentiment en tant que source de la pensée philosophique (l'empfindungsphilosophie du 19e s.) dessine en même temps le champ dans lequel le sentiment est appelé à avoir un rôle décisif, critique. une critique du sentiment au premier sens existe de fait. nous la devons à kant et aux représentants de l'idéalisme allemand ; elle dénonce une utilisation du mot sentiment qui ne correspond pas à sa thématisation traditionnelle, la confusion entre le « jugement obscur de la réflexion » et le sentiment, non-intentionnel, du plaisir et de la peine. la thématisation phénoménologique du problème de l'intentionnalité du sentiment permettra de projeter une autre lumière sur la question. légitime dans sa volonté d'élargir la base du donné, la philosophie du sentiment aurait pêché en transgressant les limites du mode de donation des contenus dont elle veut rendre compte. aussi la phénoménologie permet-elle de corriger la philosophie du sentiment ; il lui devient alors possible de s'en servir pour, avec son aide, mesurer ses propres limites : qu'est-ce qui peut encore relever de l'extériorité pour une conscience transcendantale, quand l'autre nom de son intériorité omnivore est, comme jacobi et nietzsche, d'après lui, l'ont vu, celui du nihilisme ?


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