L'exil et la melancolie. pour une clinique de l'espacement

par Blanchard Mokoko gambou

Projet de thèse en Psychanalyse

Sous la direction de Max Kohn.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 15-04-2010 .


  • Résumé

    La clinique est la singularité d'un lieu de parole, d'un lieu d'expérience et d'un lien de filiation. lieu-lien depuis lequel « rêver de dire » devient possible. plus que toute, cette expérience porte l'inscription de la singularité que seule une vie intensément à l'écoute de ses épreuves, de ses exils et de ses métamorphoses peut traduire et ainsi donner à lire la rencontre comme promesse. depuis le texte de freud, « deuil et mélancolie », la mélancolie, on le sait, à une place de choix dans la théorie analytique, car entendue comme un élément structurel du sujet, marquant l'impossibilité de faire le deuil d'un objet. quels sont les mécanismes à l'œuvre dans l'exil et dans la mélancolie ? qu'est-ce qu'un « discours mélancolique » ? l'exil donnerait-il lieu à la mélancolie ? qu'est-ce qui dans l'exil renvoie la parole sinon au « discours mélancolique », mais dans les « confins » de la mélancolie ? avec quoi la mélancolie s'ouvre-t-elle à l'altérité ? quel lieu-lien entre l'exil et la mélancolie ? avec la question du lieu, le rapport au lieu, à la demeure, au sans-lieu, à la frontière, au devenir, etc., déjà se laisse ici entrevoir la possibilité abyssale d'une autre profondeur comme promise à l'excavation archéologique. si la psyché est foncièrement « étendue », au dire même de freud, le primat de l'espace ne traduit-il pas de manière effective les tensions du temps ? or il n'est pas plus légitime de demander « qu'est-ce que l'exil ? ». d'abord l'exil est temporalisation, espacement, déplacement incessant de la lettre et du sens. la condition exilique peut ainsi se trouver référée à cette tension de l'altérité dans l'identité, portant ainsi à la limite une langue ; jusqu'à nous reconnaître étrangers à nous-mêmes. et la parole, même exilée dans les « confins » de la mélancolie, pourrait encore se reconnaître. nous ferons une exergue des enjeux de l'exil et de la mélancolie, à partir d'une question centrale : quel lieu-lien entre l'exil et la mélancolie ? il s'agit de donner à lire l'élaboration entre « pensée » et « pratiques cliniques » pour dire l'espacement même. et l'espacement dialectise l'écriture et le vivre, ouvre l'espace de la mélancolie. l'espacement est une recherche précise de ce qui est en jeu pour nous dans la pensée, surtout quand elle peut être dite avec green : « pensée clinique ». travail infini de tissage des savoirs interpénétrés dans le temps et l'espace, pris ensemble. l'exil devenant cheminement avec des motifs nombreux qui nous reconduiront en des lieux  aussi bien les lieux de la « rhétorique » et du « narratif »  ouverts à une archéologique de frayage, de chemin : la voix, le regard, l'autre, le deuil, la mort, la mémoire, l'héritage, la langue, le traumatisme, la passagèreté (vergänglichkeit).


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