La question du 'preindividuel' de nietzsche à simondon : étude théorique et généalogique d'un problème métaphysique

par Sarah Margairaz

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Frédéric Worms.

Thèses en préparation à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de École doctorale École transdisciplinaire Lettres/Sciences (Paris) , en partenariat avec USR 3608 République des savoirs (laboratoire) depuis le 01-10-2009 .


  • Résumé

    Ce n'est qu'à partir du xixè siècle que certains philosophes se sont efforcés de remettre en question la démarche qui consistait dans la tradition à rendre compte de l'individuation à partir d'un principe – nécessairement en lui-même déjà individué. la critique du substantialisme ou de l'hylémorphisme permet d'opérer un déplacement radical de la réflexion sur l'individuation, et tend alors à relativiser le statut ontologique de la réalité déjà individuée, pour repenser l'individuation comme processus, visant à rendre compte non seulement de la genèse des êtres, mais de leur individuation à venir. la notion de réalité 'pré-individuelle', tout en demeurant avant tout l'un des concepts centraux de la philosophie de gilbert simondon, semble donc pouvoir servir de point de départ à une enquête ayant pour but d'étudier la relation problématique entre plusieurs pensées philosophiques ayant en commun la volonté de subvertir l'usage des catégories et des oppositions traditionnelles, afin de donner à penser l'être autrement que comme totalité donnée composée d'entités individuées. c'est donc au prisme de la tentative consistant à construire une nouvelle ontologie fondée sur la dynamique de processus d'individuation, et qui implique de postuler en amont l'existence d'un état de la réalité non-individué, qu'il paraît pertinent de confronter des philosophies en apparence aussi divergentes que celle de nietzsche, de bergson, de merleau-ponty, de patocka et de simondon. non seulement ce travail permettrait de mettre en lumière une question récurrente n'ayant jusque là fait l'objet d'aucune étude systématique en histoire de la philosophie contemporaine, mais il offre de surcroît l'occasion de mettre à l'épreuve la fécondité d'un certain type de dialogue entre la philosophie et les sciences, dès lors qu'une telle hypothèse implique de faire appel à des schèmes d'intelligibilité et à des paradigmes extérieurs au domaine proprement philosophique.


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