Théories de la génération et de l'animation de l'embryon au moyen-âge (xiiè-xiiiè s.).

par Guillaume Marien

Projet de thèse en Histoire médiévale

Sous la direction de Daniel Le Blévec.

Thèses en préparation à Montpellier 3 depuis le 13-10-2009 .


  • Résumé

    La recherche de la compréhension de la conception de l'enfant et de son développement intra-utérin est effectuée par de nombreuses catégories d'auteurs médiévaux: médecins, théologiens, philosophes, naturalistes ou juristes. les motivations sont différentes suivant la profession des auteurs, mais on retrouve une unité dans la question qui sous-tend tous ces écrits. il s'agit de dater, ou au moins évaluer le moment à partir duquel l'association des humeurs masculine et féminine aboutit à la conception d'un être humain à part entière. le connaissances médiévales sont basées sur l'opposition entre les conceptions héritées d'hippocrate, et d'aristote. un consensus est progressivement adopté par la majorité des auteurs quant au développement organique de l'embryon. le reste de la grossesse n'est alors considéré que comme un accroissement en taille et en force de l'enfant à naître. les polémiques sont nombreuses à propos de l'infusion de l'âme humaine dans ce réceptacle de matière qu'est devenu l'embryon. préexistence de l'âme, création de l'âme au moment de la conception, âme issue directement de la matière et non insufflée par dieu ou infusion de l'âme une fois le corps de l'enfant formé. les conséquences médicales sont peu importantes. les conséquences juridiques et philosophiques sont par contre conséquentes. mais si l'embryon n'a pas de réel statut juridique avant sa naissance, le droit canon prévoit des conséquences différentes des atteintes à celui-ci suivant l'acquisition ou non de l'âme humaine. le but de ce projet de recherche est de mettre en balance les différentes conceptions médiacales, théologiques ou juridiques médiévales de la théorie de la génération et de l'animation du foetus, et d'en rechercher les conséquences sur la pratique quotidienne des médecins ou des juristes.


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