La politique économique extérieure du vénézuela

par Thibaut Meunier

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Klaus-Gerd Giesen.

Thèses en préparation à Clermont-Ferrand 1 , dans le cadre de Ecole doctorale des sciences économiques, juridiques, politiques et de gestion (Clermont-Ferrand) , en partenariat avec EA4232 Centre Michel de l'Hospital (laboratoire) depuis le 09-12-2009 .


  • Résumé

    L'arrivée au pouvoir d'hugo chávez frìas en 1999 a marqué une rupture idéologique tant avec l'histoire récente du venezuela qu'avec les préceptes de l'ordre économique mondial. cette rupture tend à s'exprimer dans la société vénézuélienne à travers les multiples « misiones sociales » financées directement par les revenus pétroliers. il ne s'agit cependant pas de sa manifestation la plus significative. en effet, le financement des dépenses publiques par la prospérité pétrolière n'est pas une particularité chaviste mais une tradition politique vénézuélienne que développa notamment carlos andrés pérez au cours de son mandat (1974-1979). le changement paradigmatique s'opère sur la scène internationale. la rente pétrolière est alors mobilisée comme un outil de promotion d'une idéologique spécifique, le « socialisme du xxième » ou a minima l'anti-impérialisme. la politique économique extérieure du venezuela est ainsi conçue comme la continuation des politiques de transformation sociale internes, avec le même objectif promouvoir l'émergence d'un modèle économique alternatif à l'ordre néolibéral et au « consensus de washington ». la politique économique extérieure du venezuela qui se veut être une politique anti-impérialiste peut revendiquer différentes réussites à l'instar de la mise en place de l'alliance bolivarienne pour les amériques (alba) qui propose un schéma d'intégration régionale fondé sur des objectifs sociaux et les « avantages coopératifs » de chaque pays. la mise en échec de l'alca et des traités de libre commerce (tlc) promus par les etats-unis résulte en grande partie des tarifs pétroliers préférentiels qu'accorde le venezuela à ses partenaires régionaux. la politique de rachat de la dette argentine, afin qu'elle puisse rembourser le fonds monétaire international cristallise tous les paradoxes de la politique économique extérieure du venezuela. elle est avant tout conçue comme l'outil le plus efficace afin de construire des alliances politiques et diplomatiques hétérodoxes (les accords stratégiques avec l'iran, la russie, la lybie, côtoient les alliances avec la bolivie, cuba et l'equateur).dans un tel contexte l'analyse académique, via le prisme de la politique économique extérieure du venezueladoit permettre d'affirmer dans quelle mesure le venezuela cháviste s'impose comme un acteur anti-hégémonique, forgeant sa capacité d'action sur la manne pétrolière et une politique de la dette pour le moins singulière, tout en nouant des alliances qui tendent à placer ses partenaires dans une relation de dépendance


  • Pas de résumé disponible.