Représentations de la société éthiopienne dans les chansons modernes en amharique écrites par shewalul mengistu dans les années 1970

par Frederik Martel

Projet de thèse en Études africaines

Sous la direction de Alain Rouaud et de Delombera Negga.

Thèses en préparation à Paris, INALCO , dans le cadre de École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (Paris) depuis le 01-11-2008 .


  • Résumé

    La place de la chanson d'amour dans la littérature amharique est doublement ambiguë dans les années 1970. la chanson est un genre déprécié dans la société éthiopienne et le thème de l'amour également. d'ailleurs, peu après 1976, après l'avènement de mengistu au pouvoir à la mi-février 1977, chaque chanson — nouvelle ou ancienne — sera soumise à la censure. certaines seront mises à l'index, d'autres diffusées, mais avec des vers entiers supprimés. les chansons d'amour seront complètement bannies de la radio et de la télévision. au cours d'une émission de radio qui était diffusée le dimanche soir — le choix de l'auditeur — ce ne sont plus que des chants patriotiques que les amoureux se dédicacent l'un à l'autre .l'auteure des textes des chansons de notre corpus est une femme, shewalul mengistu, qui a été assassinée en 1977. les paroles écrites par cette femme responsable politique sont destinées à être chantées par des hommes comme mahmoud ahmed, muluken melesse ou tilahun gessesse à destination de la femme bien-aimée, ouvrant ainsi une constellation relationnelle intéressante et donnant ainsi des indices sur l'état des relations entre homme et femme en éthiopie à cette époque. la recherche porte particulièrement sur l'analyse des représentations culturelles des relations amoureuses. ces chansons incluent un style de chant d'amour très intéressant à étudier — le tezzeta — qui traduit des sentiments doux-amers typiquement éthiopiens


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