Les sept péchés capitaux - imagerie textuelle et symboles iconographiques de jérôme bosch à breughel - survivance de la thématique dans les langues allemande et néerlandaise contemporaines

par Christiane Delcroix (Muller)

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de André Rousseau.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 30-10-2006 .


  • Résumé

    La thématique des sept péchés capitaux n'a été que peu exploitée pendant longtemps et connaît un regain d'intérêt depuis les années 1990, ce qui n'est pas anodin, car leur hiérarchie est un reflet de la société qui évolue au fil des siècles : d'abord, gula et luxuria sont en première position, témoins d'une société marquée par les moines, puis cette place revient à superbia, en référence à la chute de l'homme, due à son orgueil. la société est dominée par l'église. enfin, à la fin du moyen-âge, avaricitia détrône superbia, les enjeux économiques occupent le devant de la scène. ce sujet permet donc d'analyser l'évolution de la société et des mentalités au moyen-âge sous un angle nouveau et original. mais l'aspect de la thématique qui retient avant tout notre attention ici, c'est la symbolique mise en œuvre pour transcrire ces péchés, à la fois dans les textes et dans l'iconographie de la fin du moyen-âge, dans une période allant de bosch et breughel (1450 – 1570). ils leur ont tous deux consacré des tableaux et des gravures. mais les sept péchés capitaux ont aussi inspiré de nombreux autres peintres, graveurs et sculpteurs de cette époque. du côté des écrivains, le sujet est abordé par exemple par sébastien brant et geiler de kaysersberg. dans les textes, tout comme dans les œuvres iconographiques, les images et les symboles sont abondants. d'où l'idée d'étudier l'imagerie utilisée, à la fois dans les textes et dans les représentations iconographiques, pour analyser comment ils s'alimentent mutuellement.


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