Le déclin du consociativisme : le cas du Liban

par Ziad Majed

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Ghassan Salamé.

Thèses en préparation à Paris, Institut d'études politiques , dans le cadre de Ecole doctorale de sciences po depuis le 01-12-2005 .


  • Résumé

    Cette thèse analyse l'évolution du consociativisme au Liban à travers l’évolution des élites politiques des trois grandes communautés religieuses (les maronites, les sunnites et les chiites) entre 1943 et 2009.Le pays se caractérise politiquement par des divisions confessionnelles (verticales), un consensus national faible et une société troublée par un environnement géopolitique ayant une influence directe sur toute dynamique politique et sur la majorité des acteurs.Depuis 1969, et suite à la guerre civile que le Liban a connu entre 1975 et 1990 puis à l’ère syrienne (de 1990 à 2005) et la montée en puissance du Hezbollah, le système politique consociatif mis en place depuis 1926 n'est plus capable d'éviter et gérer les crises auxquelles il est confronté pour de nombreuses raisons internes et externes. Néanmoins, le consociativisme ne peut être facilement remplacé même s’il paralyse le système politique et ses actions. Compte tenu de l'institutionnalisation des divisions verticales sur la base de leur représentation exclusive des forces politiques, et étant donné l'attachement de la plupart des forces au principe de partage du pouvoir, il ne semble y avoir aucune solution de rechange dans le court terme. Cela en soi est un signe de la force du système et de sa faiblesse: il ne fonctionne pas correctement, mais il ne peut être surmonté. L'absence d'alternatives dans l'intervalle, n'élimine pas la nécessité de réformer les institutions politiques, ni la nécessité de discuter des questions qui pourraient atténuer les crises aiguës et améliorer les performances des institutions de l’Etat.


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