La femme et l'apocalyse dans les séries télévisées intertextuelles américaines à connotation horrifique de (1996 à aujourd'hui).

par Diane Langlume

Projet de thèse en Études anglophones

Sous la direction de Gilles Menegaldo et de Anne-Marie Paquet-Deyris.

Thèses en préparation à Poitiers , dans le cadre de Lettres, pensées, arts et histoire « civilisation et littérature de l’antiquité à nos jours »Ed 525 depuis le 30-09-2010 .


  • Résumé

    Si le thème de l'apocalypse n'est guère nouveau à l'écran, il semble désormais une étape obligée de la narration sérielle qui lui apporte un réel renouveau : s'inscrivant dans une temporalité longue, l'apocalypse ne peut par définition y constituer une fin, la construction en épisodes implique un après. Les séries proposent ainsi une nouvelle définition de l'apocalypse : ni définitive ni irrémédiable, et donc, libre de se démultiplier, de se paganiser. En vidant l'apocalypse de son sens biblique, la série bâtit sa propre mythologie, foisonnante, iconoclaste, postmoderne. Sans dieu, la place est faite au surhomme, et surtout, à la sur-femme ( prenant le contre-pied de la culture traditionnellement misogyne des films d'horreur). La super-héroïne est-elle devenue un nouveau Christ ? Face à l'Apocalypse, deux archétypes de femmes se dessinent : d'un côté, la femme qui part en croisade telle une Jeanne d'Arc sacrificielle ; de l'autre, la femme dangereuse, nouvelle Eve gothique et sombre, omnisexuelle, dominatrice et libérée. Toutes deux sont également puissantes, et parfois, il s'agit de la même femme, ambivalente, à la croisée du bien et du mal. Ce rapport dichotomique à l'Apocalypse, hautement symbolique et intertextuel, offre une certaine vision du féminisme. C'est aussi le rapport de la femme à son pouvoir ; il s'agira ainsi de replacer la femme et l'Apocalypse dans l'histoire du féminisme et dans le cadre théorique des 'gender studies'. Cette étude partira des séries Buffy the Vampire Slayer et Angel, emblématiques dans leur traitement complexe et récurrent de l'Apocalypse, en élargissant ensuite aux autres séries à connotation horrifique des quinze dernières années.