Vivre et travailler a bhopal.

par Arnaud Kaba

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Djallal Heuze.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 10-11-2010 .


  • Résumé

    A bhopal, la nuit du 3 décembre 1984, une fuite de gaz dans une usine de pesticides fait entre 3 000 et 20 000 morts selon les sources d'information, et environ 150 000 blessés. bien que le procès se soit achevé en 2010, les familles de victimes ainsi que les personnes touchées par des maladies chroniques sont encore mécontentes du verdict, puisque les peines prononcées ont été plus que clémentes, et qu'elles n'ont obtenu aucun dédommagement supplémentaire. de plus, certains quartiers près du site abandonné de l'usine sont encore fortement pollués puisque ce dernier n'a jamais été décontaminé. cette situation serait à l'origine de nombreuses malformations chez les enfants (amnesty international, 2004). c'est pourquoi la ville est le théâtre de luttes pour une 'justice' que les habitants de ces quartiers misérables appelés les 'bastis', estiment ne jamais avoir obtenue. les associations de victimes sont rassemblées sous la bannière de l'icjb (international campaign for justice in bhopal). il y a deux cliniques qui offrent des soins gratuits aux rescapés, huit associations locales de défense des victimes, soutenues par sept ong internationales. mon projet de recherche consiste donc à saisir les problématiques du risque, du traumatisme et de la maladie par l'interface de la vie de quartier autour de l'usine. pour ce fait, j'effectuerai l'ethnographie de l'un de ces quartiers pollués, et je suivrai ses habitants dans leur vie quotidienne et dans leur travail afin de comprendre comment ils supportent et surmontent tous les jours cette catastrophe sans cesse recommencée.


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