Amour et ipseite.

par Lara Khattabi

Projet de thèse en Philosophie (métaphysique, épistémologie, esthétique)

Sous la direction de Catherine Chalier.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Connaissance, langage et modélisation (Nanterre) depuis le 30-10-2009 .


  • Résumé

    La thèse, envisagée comme une recherche en philosophie générale, s'élaborera à partir d'un fragment des pensées de pascal intitulé « qu'est-ce que le moi ? ». l'étude approfondie de ce texte inscrit, comme toute l'œuvre de l'auteur, dans le contexte d'une profonde crise métaphysique et religieuse, et marqué par la hantise des troubles politiques, invitera à engager une réflexion travaillant à la jonction entre amour et ipséité ; la quête de celle-ci étant pensée, dans l'écrit de pascal, à partir de celui-là : le moi, le moi-même, dit introuvable, sondé à l'aune du m'aime (« m'aime-t-on moi ? »). plus précisément, se dessinant en filigrane tout au long du démenti pascalien concernant la possibilité d'aimer la personne elle-même et de l'affirmation de l'injustice qu'il y aurait à ce que cela soit, c'est le souci d'être aimé pour soi-même, et non en raison de ses qualités, qui constituera tout l'enjeu de cette étude. son exploration, celle de son origine et de ses possibles résonances (sur soi, autrui, le tissu social) se développera à la faveur des réflexions de plusieurs philosophes (sartre, jankélévitch, lévinas notamment), dans l'œuvre desquels, en un xxème siècle de crise où l'ipséité se voit spéculativement mais aussi tragiquement mise en question, travaillent, se pensent et se repensent le questionnement pascalien et chacun des termes qu'il met en jeu (le « moi » comme l'« amour » − les différentes formes sous lesquelles il se donne : eros, agapè). enfin, on n'omettra pas de penser la dimension politique de ce texte, qui, inscrite au cœur même de son projet, pourrait en constituer, sinon son seul et unique fondement, un des ressorts essentiels.


  • Pas de résumé disponible.