Le vitalisme de montpellier, genie du lieu et oeuvre humaine - 18eme et 19eme siecles.

par Sabine Kraus

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Maurizio Gribaudi.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 10-01-2010 .


  • Résumé

    Ce projet de thèse vise à étudier la dynamique intérieure de l'ecole de médecine de montpellier, définie comme 'microcosme doctrinal, historique et géographique' par thierry lavabre-bertrand, médecin montpelliérain, professeur et historien de la médecine. le projet développe les fondations de l'édifice théorique du vitalisme de montpellier. son fondateur, paul joseph barthez, introduit la méthode scientifique de bacon et newton à la médecine hippocratique enseignée à l'ecole de montpellier depuis sa création en 1220. d'autre part, la pensée de barthez présente une grande affinité avec la philosophie écossaise et plus particulièrement la philosophie des sciences de thomas reid. barthez associe raison et empirisme, définissant un empirisme médical raisonné dans ses cours de thérapeutique. par ailleurs, s'intéressant à toute la littérature médicale, ce projet décrit la médecine du 18ème comme œuvre collective et européenne. jacques lordat fait progresser la doctrine du principe vital, accompagné par le corps professoral de son ecole. la doctrine de montpellier sera connue au 19ème siècle sous le nom de 'double-dynamisme'. cette philosophie médicale considère l'être humain en tant que vivant et pensant, une totalité indivise en interactions constantes et provisoires avec le milieu dans lequel elle se meut. lordat est reconnu comme le précurseur des sciences du langage et de la cognition. l'art est intégré à l'enseignement médical de manière didactique. doyen de la faculté, il s'implique dans les réformes de l'enseignement et de l'exercice de la profession. réformes menées par chaptal lorsqu'il sera ministre de l'intérieur. la puissance des hôpitaux parisiens, devenus lieux de savoir et de recherche, impose une vision organicienne de l'homme. cette position dominante opère alors le déclin du vitalisme en france à la fin du 19ème siècle. cependant, le vitalisme continue à être défendu avec ardeur au long du 20ème siècle dans le monde anglo-saxon, à travers une réflexion centrée autour de l'activité créatrice de la vie, et dans le cas de l'homme, des relations entre le corps et l'esprit.


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