La problèmatique de la communication du cinéma Iranien : aspects stratégiques et perspectives contemporaines

par Bahram Kiani-larimi

Projet de thèse en Sciences de l'information et de la communication

Sous la direction de Jean luc Bouillon.

Thèses en préparation à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sciences humaines et sociales (Rennes) depuis le 01-10-2014 .


  • Résumé

    Le but de cette recherche est d’étudier l'influence du cinéma iranien, en tant que média, sur la société et d’apprécier, en retour, l’impact de la société iranienne sur le cinéma. Si nous croyons que la société exerce un rôle causal dans l’acquisition des connaissances, celles-ci dépendent des situations sociales particulières qui les révèlent et qui, en retour, vont contribuer à les influencer. Selon ce point de vue, nous pouvons dire que le cinéma iranien post-révolution islamique, est issu du changement social. La transformation du contenu thématique, de la structure et de la forme a été influencée par ces bouleversements sociopolitiques. Qui des médias ou de la société, peut être considéré comme le premier des initiateurs? Peut être est ce la question la plus importante à proposer dans ce contexte : « Base Médiatique » ou « Base sociétale » ? La révolution islamique d'Iran a créé un grand bouleversement structural dans la société iranienne. Le cinéma iranien a t-il eu un impact sur ce changement ou a-t-il lui même été influencé par ces transformations politiques et culturelles? L'analyse du cinéma iranien post-révolution islamique au travers des théories de la communication permet l’examen et l'étude de la procédure de la mise en forme du cinéma islamique. En examinant le contenu du cinéma iranien, peut-on déduire que les médias sont au service des intérêts politiques et économiques des dirigeants de ce pays? Les médias iraniens évoluent dans une société où le rapport de force s’exerce dans des groupes et des catégories spécifiques, mais de façon déséquilibrée. Or, dans ce système politique les médias, d'une façon ou d’une autre, sont intimement liés à la puissante structure politique et économique du pays. Un certain nombre de questions se posent donc concernant la nature de cette relation. L'objectif de ces médias est de déployer leur activité de contrôle sur la société, alors qu’ils sont sous l’étroite surveillance du système politique et économique, et soumis aux lois sociales. Les questions qui surgissent à cet égard sont les suivantes : Qui sont les contrôleurs du cinéma iranien? Et au service des intérêts de qui s’exerce ce contrôle? Qui a accès au cinéma et à quel prix? Au travers de quel acteur est perçue l'image du monde (la réalité sociale)? Dans quelles mesures le cinéma iranien a-t-il réussi à réaliser ses objectifs prévus? Quels sont les facteurs variables qui dominent le terrain d'activité cinématographique en Iran? Après la victoire de la révolution islamique, les religieux ont pris le pouvoir et le contrôle de la direction du pays. Leur opposition envers la technologie et la culture occidentale et leur regard critique sur l’Art de l’Occident - en l’occurrence le cinéma – sont telle qu'ils ont fermée des salles de projection. Au regard de cette réaction se pose la question de la place de ce média aujourd'hui au sein du Ministère de la Culture et de la Direction Islamique. En effet la production annuelle dans ce pays est de quatre vingt films, ce qui nécessite un investissement pour leur réalisation. Cette recherche a pour objectif l’analyse de la relation significative entre les programmes réalisés par l’État et l’évolution des fonctions du cinéma au cours des différentes périodes postrévolutionnaires. Cette étude vise aussi à apprécier la relation existante entre les politiciens et les cinéastes, ainsi que les rapports entre les productions cinématographiques et les changements sociaux. Nous allons analyser le taux de développement du cinéma avec la mutation sociale et sa capacité de représenter le pluralisme de la réalité sociale.


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