L'écriture familière en France au XVIIe siècle

par Brice Tabeling

Thèse de doctorat en Littératures française et francophone

Sous la direction de Hélène Merlin-Kajman.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) et de Formes et idées de la Renaissance aux Lumières (2005-... ; Paris) (laboratoire) depuis le 01-04-2002 .


  • Résumé

    Au XVIIe siècle en France, l’écriture familière est une pratique de la langue qui assume délibérément une pauvreté de langage et ses équivoques. Quels enjeux les contemporains attachent-ils à ce qui est, non pas un style, mais, comme l’exprime Dominique Bouhours, un état « immature » de la langue ? Après une exploration de ses théorisations antiques et médiévales, ce travail analyse les débats et les expérimentations littéraires autour de l’écriture familière chez Montaigne, Guez de Balzac, les libertins, Mme de Scudéry et Molière et tente de formuler les conséquences de ces usages pour l’interprétation des textes classico-baroques.

  • Titre traduit

    Writing Familiarity : equivocity and Politics In Seventeenth-Century France


  • Résumé

    In Seventeenth-Century France, familiar writing was a language practice unique to the particular space that intentionally assumed a poverty of form and multiplicity of meanings. What issues did 17th century contemporaries see at stake in what is not a “style”, but as described by Dominique Bouhours, an “immature” state of language? In the first part (chapters 1 & 2), we will focus on the principal model of familiar writing that centers the discussion in the 17th century: the “sermo” (Ciceronian or Augustinian). The second part (chapters 3-6) will explore the disruptions that progressive empowerment of the private space provokes in the understanding of familiar writing in the 17th century. The last part (chapter 7) is devoted to the theatrical works of Molière.