La valeur patrimoniale des Toi Mako (têtes séchées maori) au sein de leur communauté d'origine

par Simon Jean

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Alban Bensa et de Conal McCarthy.

Thèses en préparation à Paris, EHESS en cotutelle avec Victoria university of Wellington , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 25-11-2010 .


  • Résumé

    Lors de mes deux années de master, j'ai étudié le rôle et la place des restes humains maoris (koiwi tangata) au sein de nos collections nationales françaises, conservées dans nos musées et autres instituts culturels. mes futures recherches seront consacrées à la valeur patrimoniale de ces mêmes restes humains, particulièrement les 'toi moko' (têtes momifiées) à l'égard de leur communauté d'origine à 'aotearoa' (nom maori pour désigner la nouvelle zélande, étymologiquement nous pouvons définir ce mot comme 'la terre au long nuage blanc'). l'importance contextuelle de ce cas patrimonial semble double et permet d'aborder la convergence d'enjeux apparemment distincts et géographiquement isolés. les têtes disséminées dans le monde au sein des diverses collections muséales font l'objet d'une demande de rapatriement de la part du peuple maori depuis une vingtaine d'années. objet de curiosité, de sciences naturelles, d'ethnographie puis objet d'art, le rôle et le statut mouvant de ces têtes entrainent une nouvelle définition des missions de nos musées. pourtant, ces restes demeurent tout de même les dépouilles d'ancêtres appartenant à une tribu maorie toujours existante aujourd'hui. après avoir réalisé un stage de trois mois au musée national te papa tongarewa au sein du programme de rapatriement, j'aimerais continuer mes recherches en collaboration avec cette institution susnommée et l'université de victoria située à wellington. l'objectif étant de définir de manière plus substantielle ces restes humains, facteurs de dynamisation de l'identité culturelle maorie.


  • Pas de résumé disponible.