Jenny saville et francis bacon et la logique de la sensation dans la societe hyperreelle.

par Hye-yeon Jeon

Projet de thèse en Sciences de l'art et esthétique

Sous la direction de Jean-Marie Schaeffer.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 07-12-2009 .


  • Résumé

    L'art et la théorie de l'art, c'est-à-dire la philosophie, ne sont essentiellement pas séparables : la critique n'est plus après l'oeuvre mais fait partie de l'accouchement de l'art. autrefois, le critère du discernement 'qui est l'oeuvre et l'autre n'en est pas', s'est déjà trouvé en dehors de l'oeuvre. depuis marcel duchamp, le critère extérieur n'est plus valable dans la distinction entre ce qui est art et ce qui ne l'est pas. l'art est seulement et définitivement tributaire de la critique par cette autoréférentialité. ce qui rend valable cette autoréférentialité de l'art, c'est son contenu philosophique. en recherchant le contenu philosophique dans les peintures de jenny saville, je voudrais procéder à l'étude des échanges entre l'art et l'hyperréalité de la société. je voudrais le faire à travers les modalités en jeu dans la sensation : la mimésis, le devenir, la représentation originaire et la résurrection. quatre modalités qui ouvrent sur la cruauté non pas tant des images que ce qui vient avec la constitution de l'image. la cruauté de l'image n'a rien à voir avec la représentation de la réalité. c'est la cruauté picturale de la couleur et de la forme. en effet, il ne s'agit pas ici de représenter la violence de la réalité qui se présente mais d'une présentation de la violence qui se trouve pour la première fois à travers l'oeuvre elle-même et pour ainsi dire à l'origine de l'oeuvre. c'est la mimésis et la 'représentation originaire'. le devenir est au-delà de l'imitation d'un objet ou d'une personne. le devenir s'élabore comme une zone d'indiscernabilité plus profonde que toute identification sentimentale. les tableaux, présentés par saville, matérialisent les souffrances les plus enfouies de l'homme, ils montrent ainsi la violence brute sans aucun détour : la mimésis.


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