Contenir sans détenir, l'action éducative en centre éducatif fermé. etude comparée de la gestion des incidents dans un cef français et dans un ippj belge.

par Benoist Jolly

Projet de thèse en Sciences de l'éducation

Sous la direction de Michèle Guigue-Durning.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 01-10-2009 .


  • Résumé

    Dès l'annonce de leur création, en septembre 2009, les centres éducatifs fermés (cef), suscitent en france une vaste polémique. le débat se focalise sur le caractère 'fermé' de ces établissements, or de quelle fermeture s'agit-il ? au-delà des murs qui représentent une fermeture symbolique, c'est le cadre juridique dans lequel les mineurs sont accueillis en cef qui représente la principale restriction de liberté et impose un strict respect des obligations du placement. si ce cadre juridique constitue une forte contrainte pour les jeunes, il conditionne également le travail des professionnels. dès lors, comment le quotidien de ces institutions physiquement et juridiquement fermées, la pratique éducative trouve t-elle une voie ? cette recherche propose de dépasser le cadre national et de comparer l'action éducative dans deux centres éducatifs fermés, en france et en belgique. a partir de l'examen de documents écrits à l'usage interne, tels que les cahiers de liaison, cahiers de réunion hebdomadaire et des documents transmis à l'extérieur de l'institution, rapports d'incidents, rapports éducatifs, la démarche d'enquête tentera de déterminer dans quelle mesure les traces écrites qui rendent compte de l'incident expriment : la contrainte du cadre judiciaire, l'attachement entre jeunes et adultes et finalement la recherche d'un compromis éducatif ?


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