Histoire des relations francoalgeriennes

par Mokdad Issaad

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Jean-paul Joubert.

Thèses en préparation à Lyon , dans le cadre de École doctorale de droit (Lyon) depuis le 04-10-2007 .


  • Résumé

    Les relations franco-algériennes sont très anciennes. Dés le début de notre ère, les deux contrées faisaient chacune de leur côté de la Méditerranée, la fierté de l’Empire Romain. Cette thèse est profondément dialectique, jouant sur l’immobile et le changeant, dans les faits et les concepts. La relation bilatérale France-Algérie est en évolution continue. Elle est appréhendée dans le contexte régional et international du moment, marquée par un chassé-croisé entre l’Europe montante - à laquelle appartient la France - et l’Algérie qui fait partie du monde musulman en déclin. L’étude prend son départ au Moyen-âge, de façon large c’est-à-dire entre deux aires géoculturelles, puis se précise en changeant d’échelle, et se localise, autour d’un foyer chargé d’histoire et de symboles ; le Bastion de France, comptoir commercial français situé prés de la Calle à l’est algérien. Le drapeau fleur de lys du Royaume de France y a flotté presque sans discontinuité depuis le quinzième siècle. La France ouvre sa première ambassade à Alger en 1560, mais, elle n’aura jamais l’importance du Bastion. En 1827, les relations sont rompues. La marine française procède à un blocus d’Alger, les Algériens ripostent par le sac du Bastion à la Calle. La relation bilatérale France-Algérie est appréhendée suivant cette démarche entrecroisée des faits, des échelles, des causes et des acteurs… On a recours à un changement continu des angles de vue et des échelles d’observation, franchissant les étapes, suivant des articulations historiques considérées dans cette thèse en trois : Avant la colonisation, l’Algérie française et l’Algérie indépendante. En 1962, les relations franco-algériennes retrouvent le cadre de leur discipline, et conservent leur spécificité, « bonnes ou mauvaises, mais jamais banales », pour paraphraser le président algérien Abdellaziz Bouteflika. Elles continuent "quelque-soient les péripéties" pour paraphraser le président français le Général De Gaulle. Malgré sa préférence aux relations bilatérales, la France, s’est trouvée contrainte de céder sur certaines relations privilégiées avec les pays africains qu’elle considère comme sa chasse gardée. L’Algérie a, depuis le départ, donné le ton d’une relation d’égal à égal. Cet équilibre n’est pas à l’image de la puissance de chacune des partie, mais eu égard au dogme révolutionnaire et à l’attitude hautaine grandissante chez les dirigeants algériens depuis que le conflit ou la guerre déclenchée en 54 a semblé pencher en faveur de l’Algérie indépendante. La crise interne algérienne des années 90 mit la relation bilatérale France-Algérie en grandes difficultés. La France s’est trouvée dans l’impasse. Elle a effectué un recul furtif en faveur de son aire géoculturelle ; l’Union Européenne, selon le principe de l’utilisation des organisations internationales, comme acteurs exogènes pour aider un Etat à franchir des obstacles de conjoncture, comme facilitateur voire multiplicateur d’influence. Ainsi, la France n’a-t-elle pas gardé sa position privilégiée en Algérie et ce malgré les péripéties ? Elle est toujours son premier partenaire économique.


  • Résumé

    The Franco-Algerian relations are very old. From the beginning of our era, the two countries were each on their side of the Mediterranean, the pride of the Roman Empire. This thesis is profoundly dialectical, playing on the still changing and, in the facts and concepts. The bilateral relationship France-Algeria is constantly evolving. It is understood in the regional and international context of the time, marked by a crossover between a rising Europe – for which France belongs - and Algeria as part of the Muslim world in decline. The study takes its departure in the Middle Ages, broadly that is to say between two geo-cultural areas and accurate is by changing scale and is localized around a home full of history and symbols; “Bastion of France”, French trading post located on Calle meadows in eastern Algeria. The “fleur de lys” flag of the Kingdom of France has floated almost continuously since the fifteenth century. France opens its first embassy in Algiers in 1560, but it will never have the importance of the Bastion. In 1827, relations are broken. The French navy conducts a blockade of Algiers, residents of Calle retaliated by destroying the Bastion. Despite his preference to bilateral relations, France, found itself forced to give in on some special relations with African countries that it considers its turf. Algeria has, from the begining, given the tone of an equal relationship peer to peer. This attitude does not reflect the power of each party, but given the revolutionary dogma and the growing haughty attitude among algerian leaders since the begining of the war launched in 54. Algerian internal crisis of the 90s put the bilateral relationship France - Algeria in great difficulties, France found itself deadlocked. She made a furtive retreat for its geo-cultural area; the European Union, according to the principle of the use of international organizations such as external actors to help a state to overcome temporary obstacles as facilitator or multiplier effect. Thus, France may kept its privileged position in Algeria despite the vicissitudes? She is always the first economic partner.