Le Cheval d'ébène à la cour de France : cléomadès et Méliacin

par Aurélie Houdebert

Thèse de doctorat en Littératures française et francophone

Sous la direction de Michelle Szkilnik.

Thèses en préparation à Paris 3 , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (....-2015 ; Paris) , en partenariat avec Centre d'études du Moyen âge (Paris) (equipe de recherche) depuis le 29-10-2009 .


  • Résumé

    Cléomadès d’Adenet le Roi et Méliacin de Girart d’Amiens constituent ensemble une énigme de l’histoire littéraire du Moyen Âge. Nés d’un même conte oriental, ils forment deux romans distincts, exactement contemporains. Le travail mené dans cette thèse vise à percer une part du mystère de la gémellité des textes. L’enquête sur les sources et les conditions de composition des romans nous mène à la cour de France, sous le mécénat de Marie de Brabant, et nous conduit à postuler une mise en concurrence délibérée des poètes. L’étude littéraire conjointe des romans vise à établir les modalités de la transformation du conte en roman, et celles de l’adaptation d’une fable orientale aux goûts d’une société aristocratique de la fin du XIIIe siècle. Dans des œuvres unies par la même contrainte, deux poétiques distinctes se déploient. La dernière partie de la thèse se penche sur la postérité des deux romans, dans laquelle nous cherchons les traces d’une histoire de leur réception.

  • Titre traduit

    The Ebony Horse at the Court of France : cléomadès and Méliacin


  • Résumé

    Cléomadès by Adenet le Roi and Meliacin by Girart d’Amiens are both an enigma in the literary history of the Middle Ages. Both originate from the same oriental tale but they are actually two different, exactly contemporary novels. The research work in this thesis aims at understanding part of the mystery of the twin nature of the texts. The research on the sources and the conditions in which these novels were written takes us to the court of France, under the patronage of Marie de Brabant, and leads us to assume that the poets may have been deliberately led to compete with each other. The literay study of the two novels tries to establish the way the tale became a novel, and to understand how an oriental tale was adapted to the tastes of an aristocratic society of the late thirteenth century. In these two works submitted to the same constraints, two distinct poetics appear. The last part of the thesis examines the fate of the two novels, looking for clues on the history of their reception.