Tijuana, la ville que la frontiere a creee. histoire anthropologique de 'la ville la plus visitee au monde'.

par Irina Georgieff

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Michel Peraldi.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 13-01-2011 .


  • Résumé

    Coincée entre l'océan pacifique et le mur qui la sépare des états-unis, tijuana s'est pourtant construite dans la circulation entre 'ici' et l' 'autre côté'. a partir de l'observation du présent de la ville (autoproclamée) 'la plus visitée au monde', j'ai choisi de remonter le temps, la centaine d'années qui s'est écoulée depuis le tracé de la frontière, pour comprendre comment cette dernière s'est muée en matrice urbaine. a partir du temps, je cherche à analyser la construction de l'espace. comment il conditionne et exprime à la fois une façon particulière de 'faire ville'. une construction urbaine qui questionne ici les fondements mêmes de la ville. cette recherche emprunte à l'anthropologie urbaine, à l'écologie urbaine, à l'urbanisme et à une anthropologie des frontières en construction. elle envisage également deux autres questions transversales, qui constituent selon moi les fondements de la cité : l'espace public et la citoyenneté, thèmes qui sont en jeu dans toute construction urbaine a fortiori dans le contexte latino-américain actuel. la recherche sera divisée en chapitres suivant les cycles économiques de la ville, qui traduisent ses aspirations et marquent profondément l'espace. a travers cette histoire urbaine, c'est une histoire anthropologique que je souhaite reconstituer. comment ce territoire naturellement hostile est-il devenu le foyer de deux millions d'habitants? quel type de 'nous' peuvent émerger de contextes comme celui-ci? comment se construisent des identifications à une ville en perpétuel changement, quels obstacles rencontrent-elles? finalement je proposerai une lecture des perspectives de changement qui se dessinent aujourd'hui.


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