Symptôme du féminin et féminité du symptôme

par Géraldine Richecoeur (Gaillard)

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Francois Richard.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 24-11-2010 .


  • Résumé

    Le cadre de cette étude est la clinique du féminin et de la féminité : comment le fait de porter une attention clinique particulière aux symptômes liés au féminin et à la féminité permet-il de créer une « manière d'être clinicien » ? parce qu'il existe toujours une « manière d'être clinicien », spécifique à chacun en fonction de son histoire, de son analyse, des signes cliniques classiques (mécanismes de défense, transfert…) mais aussi en fonction des angles d'approche, des attentions particulières, propres à chaque clinicien, signant par là son style analytique. il s'agira de spécifier les notions de féminin et de féminité, et cela dans le cadre d'une perspective psychanalytique freudienne et lacanienne. le féminin s'entend dans le cadre des formules lacaniennes de la sexuation. le féminin est insignifiable. il n'est rencontré qu'à l'adolescence selon freud et lacan : il n'est en rien primaire ou présent chez l'enfant non pubère. le féminin est le grand autre. le rapport au féminin, au grand autre, que connaît un sujet signe sa structure psychique : névrose, psychose et perversion ne connaissent pas le même lien au féminin. (« das ding »). le pousse à la femme est une notion lacanienne essentielle dans l'appréhension du féminin pur, symptôme-graal de certaines psychoses. lorsque que le féminin ne laisse pas la place à la féminité, le féminin et maternel se confondent. le féminin est à rapprocher de la psychose. les illustrations cliniques choisies seront celles de trois écrivains (antonin artaud, le président schreber et gérard de nerval), de deux adolescentes psychotiques. la féminité est ce qu'un sujet donne à voir et selon freud, « la féminité n'est jamais une position acquise ». il se réfère à la pulsion scopique, au voile, à la mascarade féminine et rapport au phallique entretenu par le sujet. la féminité est à rapprocher de la névrose. lorsque la féminité s'exprime, féminin et maternel se distinguent. le symptôme est à entendre comme ce que le sujet met en place dans sa quête subjective : ni a priori positif ou négatif, il est mouvant. il peut détourner le sujet d'un mieux-vivre (violence subjective, piège dans lequel le sujet se perd) mais peut aussi devenir une manière d'être, d'ex-sister. l'exemple clinique de l'ultra féminité sera celui de marilyn monroe, à partir des écrits de son psychanalyste. je m'attacherai aussi à un cas clinique d'adolescente hystérique. la féminité est l'expression subjective d'un féminin. comment articuler ces deux notions de féminin et de féminité ? en quoi le féminin et la féminité peuvent être entendus comme des symptômes subjectifs et par là, comme des prismes cliniques ? en quoi cela permet-il de cerner l'essence subjective ? le maternel, sera aussi interrogé dans ses liens au féminin et à la féminité.


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