Le patrimoine culturel immateriel : paradoxes d'un conflit culturel.

par Manuel Guevara henriquez

Projet de thèse en Anthropologie

Sous la direction de Daniel Fabre.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 30-11-2009 .


  • Résumé

    Les problématiques liées au sujet du patrimoine culturel immatériel ont acquis une nouvelle dimension en anthropologie lorsque l'organisation des nations unies pour la science, l'éducation et la culture (unesco) a inauguré une nouvelle catégorie : le patrimoine culturel immatériel. ce changement de perspective s'est développé dans un contexte où la reconnaissance de la valeur de la diversité culturelle et, en définitive, de la différence, a caractérisé le discours des organismes internationaux, notamment le système des nations unies, à la fin du xxe siècle. il serait intéressant, alors, de croiser dans un projet d'études doctorales des approches anthropologiques diverses sur un même sujet : le patrimoine culturel, et plus spécifiquement, la catégorie du patrimoine immatériel. dans ces nouveaux espaces politiques, il a opéré un changement dans la notion de culture qui a eu un impact sur les systèmes politiques nationaux. de ce fait, il a forgé une reproblématisation d'un ensemble de tensions politiques qui ont établi de multiples liens entre le local et le global, dépassant ainsi la notion traditionnelle d'etat à travers un déplacement de souveraineté. il serait pertinent, alors, de se demander comment des réalités locales se sont, alors, intégrées à un système global ? de quelle manière l'adhérence à une figure de la politique transnationale (le patrimoine culturel) a, d'une part, englobé des réalités locales périphériques et, d'autre part, constitué de systèmes autonomes ? il s'agirait, en définitive, d'examiner l'articulation d'un nouvel espace de pouvoir autour du sujet du patrimoine culturel. dans ce sens, à partir de l'organisation du pouvoir au sein des organismes internationaux pourrions-nous établir que cette nouvelle dimension patrimoniale est-elle représentative d'une nouvelle forme de domination ? et dans quelle mesure et à partir de quels éléments cette logique dominante pourrait-elle être réinterprétée par des communautés locales ?


  • Pas de résumé disponible.