Enforced disappearance and forced migration in the context of Kurdish conflict : loss, mourning and politics at the margin

par Ozgur sevgi Goral

Projet de thèse en Histoire et civilisations


Sous la direction de Nora Şeni.

Thèses en préparation à Paris, EHESS , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales depuis le 08-01-2010 .

  • Titre traduit

    Disparition forcée et migration forcée dans le contexte du conflit Kurde : perte, deuil et politique à la marge


  • Résumé

    L’objet de cette recherche est d’examiner deux formes de violence d’Etat : la disparition forcée et la migration forcée, dans le contexte du conflit Kurde. Cette étude se fonde sur un travail de terrain conduit dans deux villes, représentatives du contexte des disparitions forcées, de la migration forcée et des projets de transformation urbaine, à savoir à İstanbul et à Şırnak. Ces formes de violence d’Etat sont examinées dans le contexte politico-historique des années 1990 en se centrant sur l’appareil d’Etat, l’espace juridique, la vie quotidienne et la mémoire. En outre, l’une des conséquences les plus importantes de la migration forcée, à savoir les projets de transformations urbaines, sont également étudiées afin d’approfondir l’analyse concernant les migrants Kurdes dans le milieu urbaine. La thèse principale de cette recherche est la suivante: les formes de violence d’Etat mise en œuvre pendant les années 1990 dans les marges spatiales et politiques de la Turquie offrent des informations cruciales permettant de procéder à une analyse approfondie de l’appareil d’Etat, de l’espace juridique et du débat sur la mémoire du centre-même de la Turquie. L’analyse de ces formes de violence d’Etat révèle également leurs dimensions holistiques, structurées et spatialisées qui façonnent les subjectivités et les performances de différentes parties prenantes, y compris des parents proches des disparus, des déplacés et des résidents des zones urbaines informelles. Les relations complexes, transformatrices et à multiples facettes entre la région kurde et le centre de la Turquie met en lumières l’interconnectivitée de ces entités géographiques, politiques et historiques qui sont beaucoup plus liées qu’elles n’y paraissent.


  • Résumé

    This study aims to examine two forms of state violence, namely, enforced disappearance and forced migration, in the context of Turkey’s Kurdish conflict. The analysis will be mainly based on a field research on two cities representative in the context of the enforced disappearance, forced migration and urban transformation projects, İstanbul and Şırnak. These forms of violence are investigated in the broader historico-political momentum of the 1990s focusing on state apparatus, juridical field, quotidian life and memory. Moreover, one of the crucial effects of the forced migration on the urgan space, urban transformation projects will also be evaluated for a deepened analysis of Kurdish migrants in the urban milieu. The main argument of the dissertation is the forms of state violence implemented at the spatial and political margin of Turkey during the 1990s offer crucial insights for a deepened analysis of the state apparatus, juridical field and memory debate of the very center of Turkey. An analysis of these forms of state violence also reveals their holistic, structured and spatialized dimensions that shaped subjectivities and performances of different stakeholders, including relatives of the forcibly disappeared, internally displaced persons and inhabitants of the informal urban areas. Complicated, transformatory and multi-faceted relations between the Kurdish region and the center of Turkey highlight the interconnectedness of these geographical, political and histroical entities that are far related than it appears.