La politique linguistique de la Turquie en vue d’une adhésion à l’Union Européenne

par Recep Gulmez

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Otmar Seul.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École Doctorale de Droit et de Science Politique (Nanterre) depuis le 25-02-2009 .


  • Résumé

    La Turquie s’est toujours efforcée d’entrer dans l’Union européenne et encore aujourd’hui elle procède à des réformes pour répondre aux exigences des critères de Copenhague. Selon la Commission européenne, pour devenir membre de l’Union, les droits linguistiques doivent être appliqués à chaque citoyen comme un droit de l’homme. Mais, il est difficile pour la Turquie d’obéir, d’effectuer toutes les demandes ou tous les critères d’adhésion. Elle doit considérer le traité de Lausanne lorsqu’elle est demandée de redéfinir le terme « minorité » dont les droits linguistiques sont une exigence de l’UE. La Turquie, après sa demande de négociations pour une adhésion complète à l’Union européenne en 1987, a répondu à la plupart des conditions exigées par l’UE, notamment sur les questions des droits de l’homme et des minorités. Les normes européennes sont en cours d’achèvement, étape par étape, la dernière étant l’autorisation d’enseigner des langues minoritaires comme matière optionnelle dans les écoles publiques, d’être parlées en dehors de ces établissements et d’être écoutées à la télévision et à la radio. Par conséquent, il convient d’examiner si d’autres langues minoritaires en plus des langues autochtones apparaîtront. Basée sur des documents d’archives, la présente étude révèle les relations de la Turquie avec l’Union européenne depuis le début de sa candidature jusqu’à nos jours, en se concentrant sur les droits et les politiques linguistiques des minorités sans décomposer le statut de facto de la Turquie. Cette étude porte également sur les facteurs qui influencent la planification et la politique linguistiques de la Turquie en vue d’adhésion à l’UE.

  • Titre traduit

    Language Policy of Turkey toward membership to European Union


  • Résumé

    Turkey has always strived for entering into European Union and still doing so by implementing the Copenhagen criteria. According to European Commission, linguistic rights are to be given to each citizen in order to become a full member but it is highly difficult for Turkey to put into action all the criteria demanded by European Union. She has to consider Lausanne Treaty when she is asked to redefine the term « minority” whose language rights are requirements of EU. Turkey, applying for full membership negotiations with European Union in 1987, has met most of the conditions demanded by EU specifically in terms of human and minority rights. Today, European standards are being completed step by step, the last one of which is the permission for minority languages to be taught as elective courses at state schools and spoken outside and listened through television and radio. Linguistic rights are to be given not only at school but also in all sectors of life without deformation of nation-state. In case Turkey becomes a full member, there will be no border between Turkey and other member countries. Therefore, it should be considered whether there will be other minority languages in addition to native languages. This present study reveals Turkey’s relations with European Union from the beginning up to present time, focusing on linguistic rights and language policy for minorities without decomposing Turkey’s de facto status based on archival documents. The study also deals with factors that influence language planning and policy of Turkey during its EU accession.