La forêt québécoise au XXe siècle : représentations et politiques

par Maude Flamand-Hubert

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Nathalie Lewis et de Andrée Corvol.

Thèses en préparation à Paris 4 en cotutelle avec l'Université du Québec à Rimouski , dans le cadre de École doctorale Histoire moderne et contemporaine (Paris) depuis le 01-09-2011 .


  • Résumé

    Depuis le tournant des années 2000, dans un climat de crise aussi bien économique qu’écologique, un débat social est engagé concernant la gestion des forêts québécoises dont les enjeux sont surdéterminés par les intérêts économiques et scientifiques. Dans ce débat, les aspects culturels ou identitaires de la question sont généralement relégués à l’arrière-scène sinon instrumentalisés au profit d’un argumentaire économique ou écologique. Pourtant, ces représentations dominantes, qui se veulent objectives, interpellent aussi l’imaginaire, soit les représentations que l’on peut dégager de la fiction, du légendaire ou de la sphère affective, et entrent parfois en conflit avec lui. Cet imaginaire forestier, fortement associé au passé, peut emprunter de multiples formes et s’allier à une variété de valeurs. À titre d’exemple, les référents historiques peuvent se transformer en arguments employés au service d’intérêts économiques ou écologiques, selon que la forêt est perçue comme une ressource naturelle ou comme un écosystème. Cette recherche portera sur l’étude de la dialectique qui a participé à la construction historique de ces représentations, à partir d’un corpus de discours publics à travers lesquels pourront être observés les points de contact, les tensions, les contradictions et les enrichissements entre les conceptions scientifiques, économiques et l’imaginaire forestier.


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