Etude comparative des systemes lexicaux créole/francais : distance sémantique et synthèse pour une didactique du vocabulaire francaise en Haïti

par Jean Bruny Fresmont

Projet de thèse en Sciences du langage

Sous la direction de Pierre Dumont.

Thèses en préparation à l'Antilles , dans le cadre de École doctorale pluridisciplinaire (Pointe-à-Pitre) depuis le 01-10-2009 .


  • Résumé

    J'ai fait le choix d'un tel sujet de thèse à la suite de plusieurs observations de terrain que j'ai réalisées en haïti. j'ai pu constater que les créolophones haïtiens ont des difficultés à acquérir facilement le lexique français qui est perçu comme une langue seconde dans le milieu, et ceci, en dépit du fait que le français et le créole entretiennent entre eux un certain lien de parenté. en effet, dans la pratique du français en haïti, on rencontre souvent des cas où les apprenants, par suite d'un blocage ou par une connaissance limitée du vocabulaire français utilisent les termes créoles à la place des termes français dans une phrase française avec un sens qui est propre au créole haïtien. le mot apparaît alors comme un intrus ; ce qui rend cette phrase incompréhensible pour les interlocuteurs. cette situation se produit souvent avec des termes qui sur le plan phonético-phonologique et sur le plan sur la forme ont une certaine similitude avec des termes français. c'est le cas du mot 'fréquent/frekan' en français et en créole par exemple qui s'opposent totalement sur le plan sémantique mais pour lesquels les apprenants ne font pas la différence. en fait, ce que ces apprenants en question ignorent c'est que même si le créole et le français ont un certain lien de parenté notamment sur le plan lexical c'est qu'ils peuvent être très proches et très éloignés en même temps dans la mesure où il s'agit de deux systèmes qui fonctionnent différemment. elles sont appelés à exprimer deux réalités dont le découpage se fait de façon différent. en comparant le champ sémantique de l'habitation en français et en créole, on voit qu'il existe une grande disparité entre les deux langues ; il y a des particularités dans l'une des langues pour lesquelles on ne trouve pas d'équivalents dans l'autre. de même, on trouve des termes qui ont le même sens dénoté dans les deux langues mais qui prennent des connotations tout à fait différentes. cet état de fait exige de façon urgente l'intervention directe du travail d'un didacticien en français langue etrangère et seconde pour la mise en place d'une didactique intégrée permettant ainsi aux enseignants haïtiens de mieux enseigner le vocabulaire français en haïti. c'est-ce que je me propose bien de faire au terme d'une analyse générale de la situation dans le cadre de ma thèse de doctorat en science du langage/linguistique à l'uag.


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