La cattiva strada : linguaggi scenari e rappresentazioni della protesta giovanile tra usa ed europa nel lungo sessantotto

par Carolina Fucci

Thèse de doctorat en Études italiennes

Sous la direction de Christophe Mileschi et de Mirco Dondi.

Thèses en préparation à Paris 10 en cotutelle avec l'Università degli studi (Bologne, Italie) , dans le cadre de Ecole doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) depuis le 07-12-2009 .

  • Titre traduit

    La mauvaise route : langages, scénarios et représentations de la contestation juvénile des « longues années 68 » entre l’Europe et les Etats-Unis


  • Résumé

    Centrée sur le contexte des « longues années 68 », la thèse porte sur les raisons et le déroulement de la protestation juvénile entre les Etats-Unis et l’Europe, à partir du début des années Soixante jusqu’à la moitié de la décennie suivante. Il s’agit d’une période durant laquelle les pays développés connaissent une transformation sans pareil, marquée par l’élargissement de la société de consommation de masse et par le progrès frappant dans le domaine de la communication. La recherche vise surtout à éclairer deux questions principales : définir le rôle joué par la contre-culture dans la vague révolutionnaire et encadrer la dimension internationale du mouvement. Ce travail est donc divisé en deux parties : la première aborde les causes et l’esprit de la contre-culture à partir de ses racines américaines, tandis que la deuxième partie sera centrée sur les agitations étudiantes dans les pays de référence. En ce qui concerne les acteurs de la mobilisation, la recherche porte sur trois sujets principaux : les groupes undergrounds, le mouvement étudiant international et la révolte italienne de Soixante-dix-sept. Il s’agit de trois sujets qui représentent trois phases distinctes dans la chronologie du « cycle de protestation », un cycle qui se déroule dans un récit déchiqueté où on assiste à un changement continu de paradigme. Malgré cette inconstance fondamentale, il subsiste des mots d’ordre qui occupent une place privilégiée dans la mentalité des activistes : anti-autoritarisme, égalitarisme, répression, droit, révolution restent les nœuds théoriques les plus significatifs de la contestation dans le milieu juvénile, étudiant et également ouvrier.

  • Titre traduit

    The bad road


  • Résumé

    Centred on the political and cultural context of the “long Sixties”, this work examines the reasons and the dynamics of social movements between USA and Europe, focusing on the period from 1960 to the mid-1970s. It was a period of great transformations where the affluent societies witnessed an explosive growth both in social field and in technological domain. This thesis aims above all to understand two main issues: the role counterculture played in the war protest and civil rights movement and the international dimension of this phenomenon. Thus, this research is divided into two parts: the first section concerns with the underground movement beginning with its American roots while the second part is dedicated to the student movement thought an international perspective. Concerning the social actors involved in the mobilisation, this work is focused on three main subjects: the counterculture groups, the several student movements and the militants of Italian 1977 revolt. It means to analyse three different moments in the “protestation cycle” of long Sixties that remains a tumultuous period of paradigm shifts. In spite of this instability, it is possible to indicate some keywords that characterise the spirit of the age: anti-authoritarianism, egalitarianism, repression, rights, and above all, revolution remain the more significant theoretical questions on which this work revolves.