Thèse soutenue

De l’étude du confort sonore de l’habitacle du véhicule électrique à son amélioration par l’acoustique augmentée

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Auteur / Autrice : Matthieu Duroyon
Direction : Nicolas DauchezNicolas Misdariis
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Acoustique et Vibrations : Unité de recherche en Mécanique - Laboratoire Roberval (FRE UTC - CNRS 2012)
Date : Soutenance le 14/03/2025
Etablissement(s) : Compiègne
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences pour l'ingénieur (Compiègne)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Unité de recherche en mécanique acoustique et matériaux / Laboratoire Roberval

Résumé

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Les progrès récents de l’insonorisation des habitacles dans l’automobile ainsi que l’avènement de la motorisation électrique, silencieuse, ont durablement transformé l’expérience sonore de l’utilisateur et remettent en question les acquis du confort, et notamment du confort sonore. Cette thèse a pour objectif d’explorer le confort sonore dans cet environnement. Pour cela un travail de littérature scientifique permet de clarifier et définir cette notion de confort sonore, et de mettre en évidence les outils adaptés pour traiter et identifier l’émergence de sources sonores, auparavant masquées ou inexistantes tout en prenant en compte la place particulière du son dans un milieu comme l’automobile. Cette thèse se structure en trois parties distinctes et complémentaires. La première aborde le point de la description de l’environnement sonore à travers un travail d’interviews avec des spécialistes automobiles du son, sur les descripteurs du son. Ce travail aboutit à la construction d’un lexique en suivant un paradigme élaboré au sein de l’équipe PDS (Perception et Design Sonores), le paradigme SpeaK [1, 2]. La deuxième partie de la thèse s’attelle à améliorer le confort sonore d’une situation sonore précise, comportant un son décrit comme désagréable ou gênant. La solution explorée consiste à ajouter des sons conçus suivant différentes typologies de masquage, appelées masquage énergétique, masquage par habillage et masquage attentionnel. Parmi ces différentes typologies, des masques sont alors créés grâce à un synthétiseur paramétrique développé spécifiquement pour cette tâche. Une étude perceptive en atmosphère contrôlée, utilisant une méthodologie Best-Worst Scaling est alors menée. Cette étude, menée avec 50 participants, permet de quantifier les différences entre ces typologies sur deux dimensions évaluées : la détectabilité du défaut et l’agréabilité de l’environnement sonore [3]. À l’issue de cette étude, une perspective d’expérience in-situ pour confronter les résultats, ainsi que la mise en lumière de limites et d’améliorations possibles de la méthode expérimentale sont proposées.