Le pardon et la justice post conflits en afrique. etude comparative des processus sud africains et rwandais a partir de l'acteur et de l'institution.

par Alain-roger Edou mvelle

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Johann Michel.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 12-01-2011 .


  • Résumé

    Le pardon aujourd'hui est une réalité planétaire. en témoigne les scènes de repentir, les formulations d'excuses officielles au nom des atrocités passées, que l'on observe ici et là. son essence religieuse (tradition judaïque, islamique et chrétienne) surdétermine le poids de sa dimension intime, malgré sa politisation. le pardon est traversé par des signifiants sociaux, politiques, éthiques, culturels. a bien des égards, pardonner peut procéder des arrangements des élites politiques dont le rapport de force asymétrique détermine la désignation des ‘coupables' et des ‘bourreaux'. a partir de deux institutions originales, à savoir les gacacas et la commission vérité, la justice transitionnelle informe sur son caractère pluriel. observer la technologie de fabrication de cette forme de justice, dans un contexte où celle classique n'est pas mise en berne, est édifiant. étant donné que les opérateurs des atrocités côtoient leurs victimes dans la société à reconstruire, le procès a une fonctionnalité duale : punition et réinsertion. cet écartèlement de la logique juridique entre le positivisme pur et l'ajustement social n'est pas sans lien avec la réécriture de l'histoire. il s'agira de voir comment s'articulent les processus de pardon et de justice dans la construction d'une nouvelle cohésion sociale dans les deux pays. a première vue, les deux concepts induisent une impossible accommodation dans la consolidation de la paix. nous montrerons, au contraire, que les expériences étudiées permettent de comprendre que les élites politiques gestionnaires du système post conflit vont donner plus d'envergure à l'une ou l'autre option qui s'interpénètrent.


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