Femmes écrivains en Sicile aux XIXe et XXe siècles

par Cinzia D'agostino (Emmi)

Thèse de doctorat en Études italiennes

Sous la direction de Dominique Budor.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris) , en partenariat avec Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) et de Les Cultures de l'Europe méditerranéenne occidentale (Paris) (laboratoire) depuis le 19-11-2009 .


  • Résumé

    La thèse analyse l’évolution de l’écriture féminine en Sicile aux XIXe et XXe siècles, sur la base d’un corpus de 24 romans de femmes écrivains : Cecilia Stazzone, Rosina Muzio Salvo, Elvira Mancuso, Angelina Damiani Lanza, Adelaide Bernardini Capuana, Maria Messina et Goliarda Sapienza. Dans la première partie, selon une approche socio-littéraire et en utilisant des inédits ou des textes rares mis au jour, nous avons illustré cette production dans l’histoire littéraire et dans la réception (à l’époque et contemporaine), étant donné certains oublis puis redécouvertes ultérieures, grâce surtout à l’activité éditoriale de Leonardo Sciascia (Mancuso et Messina), à la connaissance du rosminien Giuseppe Pellegrino (Lanza) et au succès des traductions françaises (Sapienza). Dans la deuxième partie, nous avons indiqué comment ces femmes écrivains ont différemment représenté la condition féminine de leur époque, en utilisant pendant le Romantisme des modèles romanesques masculins, en développant pendant le Décadentisme des structures et styles personnels qui corrodaient la langue et les schémas constitués, et enfin en créant des formes résolument autres à l’époque contemporaine. Ce sont surtout les romancières de l’époque contemporaine qui ont contribué significativement au développement du genre romanesque au féminin, en particulier Sapienza qui a, de façon unique, modelé au féminin l’autobiographie, le roman-épopée et le roman-enquête.

  • Titre traduit

    Women Writers in the nineteenth and twentieth centuries in Sicily


  • Résumé

    In this doctoral thesis, we examine the evolution of women’s writing in the XIXth and XXth centuries in Sicily. We based on a corpus of 24 novels by seven women writers : Cecilia Stazzone, Rosina Muzio Salvo, Elvira Mancuso, Angelina Damiani Lanza, Adelaide Bernardini Capuana, Maria Messina and Goliarda Sapienza. In the first part, applying sociological Criticism and using unpublished and rare texts, we show how this production can be understood through the development of textual history and history of reception. There have been some omissions and also rediscoveries, especially thanks to Leonardo Sciascia’s editorial activity for Mancuso’s and Messina’s works, to the Rosminian philosopher Giuseppe Pellegrino for Lanza’s works and to the great success of Sapienza’s French translations. In the second part, we analyze the different forms how these women writers represented the female condition in each phase : during the Romantic age, they followed their contemporary writers’ models, while during the Decadent movement they invented a structure and a personal style so as to erode the linguistic and formal canons. In the contemporary period, they created their own patterns. The women writers of the twentieth century contributed to the development of the female novel, especially Sapienza, who elaborated a personal pattern for female expression in several genres : autobiography, epic and psychological inquiry.