Autour de la notion d’ivoirité Participation de quelques écrivains à la crise politique de Côte d’Ivoire.

par Emmanuelle Eymard

Thèse de doctorat en Littératures et civilisations comparées

Sous la direction de Xavier Garnier.

Thèses en préparation à Paris 13 , dans le cadre de Ecole doctorale erasme depuis le 06-11-2008 .


  • Résumé

    La littérature de Côte d’Ivoire s’est écrite au regard de la situation sociopolitique du pays, notamment durant les années 80, tandis que le monde intellectuel et universitaire s’attachait à défendre les ressources des patrimoines locaux et, dans le même temps, à élaborer un contre-discours politique au pouvoir d’Houhouët-Boigny. Ces thématiques sont réinvesties dans les textes de Jean-Marie Adiaffi et Bernard Zadi Zaourou, tandis qu’ils y promeuvent une idéalité politique à la mesure de leurs prises de position publiques. Leurs écritures se veulent utiles, promptes à infléchir le devenir de la nation ivoirienne cependant qu’elles posent les germes d’une pensée doctrinaire. Appuyée sur une enquête de terrain, cette étude se propose de montrer les liens entretenus entre champ politique, microcosme et discours littéraires afin de comprendre quelle a pu être la responsabilité des écrivains dans la montée du nationalisme, et de son corollaire conceptuel, l’ivoirité. Ma recherche se fonde sur l’hypothèse selon laquelle cette littérature a favorisé l’émergence d’un imaginaire problématique, entre nationalisme, communisme et ethnicisme. Selon une approche interdisciplinaire, cette recherche procédera à l’analyse des institutions de la littérature, de la trajectoire des écrivains au sein du champ politique, en questionnant un corpus d’oeuvres didiga et n’zassa.


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