Dissolution du lien matrimonial et enjeux patrimoniaux. approche comparative droit romain/droit musulman.

par Radia Elouardi

Projet de thèse en Histoire du droit et des institutions

Sous la direction de Emmanuelle Chevreau.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de École Doctorale de Droit et de Science Politique (Nanterre) depuis le 01-10-2008 .


  • Résumé

    Le mariage, tel qu'il apparait dans le droit français contemporain, est le fruit d'une longue histoire où le droit canonique tient une place prépondérante. mais, à bien des égards, le droit canonique s'est inspiré des principes fondamentaux du droit romain. il est donc indéniable que l'étude du droit romain présente un intérêt pour l'histoire générale du droit matrimonial et pour une meilleur compréhension du droit actuel. le droit romain présente un modèle laïc des relations matrimoniales en bien des points comparable à l'exigence de laïcité qui régit l'état et le droit actuel. dans une société autarcique il n'y a pas de risque de confrontation puisque les mentalités et le droit emprunte leurs inspirations à la même tradition religieuse. cependant, dans une société pluraliste et multiculturelle, comment laisser aux individus leur autonomie sans courir le risque de voir se développer des conflits intracommunautaires devant les tribunaux ? en droit de la famille, et en matière matrimoniale plus particulièrement, le droit actuel est fortement marqué par le religieux. de plus, il est aujourd'hui incontestable que le droit matrimonial romain a imprégné le droit canonique médiéval occidental. si le sujet est bien tranché pour l'occident, la question reste entière pour l'orient. aussi, on peut se demander quelles sont les influences que le droit romain, envisagé sous sa forme dogmatique, a provoqué en orient et tout particulièrement sur le droit musulman classique du xème siècle ? la connaissance du droit romain ainsi que du droit canonique médiéval permet de comprendre le droit matrimonial actuel. cependant, lorsqu'il s'agit comme dans la décision du tribunal de grande instance de lille du 1er avril 2008, de définir le sens du mariage par rapport à un autre droit ou une autre tradition religieuse, une connaissance des influences et de l'histoire que ce droit a connue apparait indispensable.


  • Pas de résumé disponible.