Saint-Omer face à la guerre de Cent ans d'après les documents conservés aux archives de la ville

par Danielle Duyme

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Bertrand Schnerb.

Thèses en préparation à Lille 3 , dans le cadre de École doctorale Sciences de l'homme et de la société (Villeneuve d'Ascq, Nord) depuis le 01-10-2007 .


  • Résumé

    Saint-Omer face à la guerre de Cent Ans d’après les documents conservés aux archives de la ville aborde le conflit d’un point de vue général et particulier à la fois. Une politique émerge pour solutionner un problème c’est-à-dire la conflagration. Elle ne laisse pas indemne la société ; des réactions sont observées à la lumière de ce grand bouleversement. A la perspective d’une invasion proche, tout le monde se prépare à l’attaque et également à la riposte. La défense du territoire doit donc être à son paroxysme ainsi la résistance à l’opposant est assurée. Les changements sont perçus en tout premier lieu par l’homme mais ils sont plus profonds ; les mentalités, les structures évoluent. La cité médiévale, en l’occurrence Saint-Omer est en pleine effervescence comme ses voisines Lille, Béthune, Boulogne… Elle est le pivot de la barrière offensive locale, provinciale. Du côté français, la conscience de l’importance de la forteresse audomaroise ne s’est jamais démentie au niveau stratégique : il faut la préserver à n’importe quel prix. Du côté adverse, les Anglais savent pertinemment que la conquête de Saint-Omer est déterminante. La ville est une cible de choix, objet permanent des attentions ennemies ; les remparts, l’armement dont elle dispose sont des signes visibles de sa puissance, des risques encourus à la moindre approche. Les tentatives se multiplient au cours de la belligérance. Les insulaires ont toujours été déboutés. L’agglomération est un exemple de réussite. Du centre opérationnel actif à l’arrière-garde, le pas est franchi en effet une permutation des fonctions du lieu est perçue. Les échauffourées bouleversent le quotidien mais la vie continue pourtant la Municipalité est confrontée à d’autres ennuis : la violence, la souffrance,… Les dirigeants gèrent un territoire vaste, la tâche est ardue cependant l’ordre est maintenu avec plus ou moins d’efficacité. Un système rôdé est en place, les représailles sont sévères. Assurer la sécurité des civils en toutes circonstances est la préoccupation majeure du gouvernement en place.

  • Titre traduit

    Saint-Omer in front of the One Hundred Years War according to documents preserved to the archives of the city


  • Résumé

    Saint-Omer in front of the One Hundred Years War according to documents preserved to the archives of the city approach conflict of a general and particular point of view at the same time. A policy appears to resolve a problem that is the cataclysm. It does not leave unhurt the society ; reactions are observed in the light of this big turnover. In perspective of a close invasion, everybody gets ready for attack and also for retort. The defence of the territory thus has to be in its paroxysm so resistance to the opponent is insured. Changes are perceived at first by the man but they are deeper ; mentalities, structures evolve. Medieval town, in this particular case Saint-Omer, is in full excitement as its neighbours Lille, Béthune, Boulogne… It is the pivot of local, provicial offensive barrier. Of French side, consciousness of the importance of the fortress audomaroise never contradicted itself at the strategic level : it is necessary to protect it at any price. Of the opposite side, English know pertinently that the conquest of Saint-Omer is determining. The city is a targer of choice, permanent object of enemy attentions ; ramparts, armament which it has are visible signs of its power, risks were incurred in slightest approach. The attempts multiply during belligerency. Islanders were always refused. Urban area is an example of success. Of active operations centre in the rearguard, the step is taken indeed a permutation of the functions of the place is perceived. The skirmishes upset the every day life but life continues nevertheless the Municipality is confronted with other troubles : violence, suffering… Leaders manage a vast territory, the task is difficult however order is maintained with more or less efficiency. A roamed system is in place, reprisals are austere. To insure the safety of civilians in any circumstances is the major concern of the government in place.