Printing the faith in Southeast Asia : the Buddhist production of seals and stūpas (7th–13th century CE)

par Delphine Desoutter

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Claudine Bautze-picron.

Thèses en préparation à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Langage et langues (Paris) , en partenariat avec Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) depuis le 08-12-2010 .

  • Titre traduit

    Imprimer la foi en Asie du Sud-Est : la production bouddhique de sceaux et de stūpas (VIIème – XIIIème siècle EC)


  • Résumé

    L’impression répétée d’une image – sceau – ou d’un stūpa en trois dimensions sur un morceau d’argile est une pratique bouddhique pour obtenir du mérite, dont en témoigne la quantité importante retrouvée en Asie du Sud-Est. Ces objets comportent des images représentant un ou plusieurs dieux et stūpas, parfois accompagnées d’un texte, ou bien un texte seul. Jusqu’à présent, seules des études régionales se sont intéressées à ce sujet et aucune n’a prêté attention aux moules utilisés pour leur production. La présence de moules en terre-cuite et en bronze est attestée entre le VIIème et le XIIIème siècle, ces derniers présentant une iconographie raffinée et une technique élaborée. Nous postulons que leur utilisation était propre à certaines cultures et nous mettons en avant trois groupes de moules en bronze, correspondant aux régions du centre du Myanmar, à la Thaïlande et au Cambodge, ainsi qu’à l’Indonésie occidentale et à la péninsule malaise. Centrée sur le catalogue des moules en bronze, cette étude explore leurs liens avec les objets imprimés sous les angles de la production, de l’archéologie, de l’iconographie et de la stylistique, fournissant ainsi une vue d’ensemble synthétique des sceaux et stūpas. Premièrement, la constitution d’une typologie, à la fois des produits et des outils de reproduction, permet de comprendre quelles techniques étaient utilisées pour leur fabrication, et conduit à distinguer l’existence de différents ateliers et usages. Deuxièmement, le recensement des contextes archéologiques connus clarifie les intentions de la production au-delà de l’obtention de mérite, et questionne la valeur religieuse des moules. Finalement, l’analyse des images examine leurs caractéristiques locales, régionales ou inter-régionales, ainsi que leur degré de correspondance avec le répertoire connu des impressions. La nature petite et mobile des sceaux, stūpas et de leurs moules a permis leur diffusion, mais est aussi probablement responsable de leur disparition, à cause de leur fragilité ou de la réutilisation du métal. Cette étude ne sera donc jamais complète. Toutefois, l’approche transversale de ces témoignages de l’art bouddhique apporte un éclairage nouveau sur les différents liens culturels, politiques et religieux qui prévalaient en Asie du Sud-Est.


  • Résumé

    The repeated impression of an image or of a three-dimensional stūpa on a piece of clay is a Buddhist practice to obtain merit, well attested in Southeast Asia by the vast amount of seals and stūpas discovered. The images depict a single or several deities and stūpas, sometimes accompanied by a text, or they bear text alone. Until now, only regional studies have focused on these artefacts and none have looked at the moulds used for their production. During the 7th to the 13th century CE, we find evidence of terracotta and bronze moulds, the latter demonstrating a refined iconography and an elaborate technical expertise. We postulate that their use was specific to some cultures and bring forward three groups of bronze moulds, corresponding to the areas of central Myanmar, Thailand and Cambodia, and western Indonesia and the Malay Peninsula. Centred on the catalogue of the bronze moulds, this study explores their connection to the printed objects through their production, archaeology, iconography and stylistics; thereby, also providing a selective overview of the seals and stūpas. First, the establishment of a typology, both of the products and of the reproduction tools, helps to understand which techniques were resorted to during the manufacture, and lead to distinguish the existence of different workshops and developments. Secondly, the survey of the known archaeological contexts clarifies the intentions of the production beyond merit making, and questions the religious value of the mould. Finally, the analysis of the images examines their local, regional or inter-regional features, and the extent of their match with the repertoire of known imprints. The small and movable nature of the seals, stūpas and their moulds resulted in their diffusion but also most probably in their disappearance because of their fragility or due to the reutilization of the metal. This study will hence never be complete. Nevertheless, the transverse approach to these evidences of Buddhist art sheds new light on the different connections—cultural, political and religious—that prevailed in Southeast Asia.