Enseigner l'art, réformer la société. apprentissage de la céramique à l'université seika (kyôto)

par Alice Doublier

Projet de thèse en Ethnologie

Sous la direction de Laurence Caillet.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 01-12-2010 .


  • Résumé

    Depuis le mythe romantique, l'originalité et la créativité artistiques seraient uniquement tributaires d'une inspiration logée dans l'esprit du créateur. dans ce cadre, peut-on apprendre à être un génie ? et plus encore, comment apprendre à être créatif dans un pays, le japon, longtemps taxé d'imitateur et de conformiste ? quels sont les processus sociaux de fabrication d'individus originaux ? cette thèse vise à saisir l'apprentissage de la créativité à l'université seika. cette petite institution privée, située dans la banlieue de kyôto, se propose, outre la simple formation artistique, de fabriquer la société japonaise du futur, fondé sur un modèle démocratique hérité des luttes étudiantes de 1968. dans cette institution, je m'intéresserai plus particulièrement à la céramique, dont la pratique a fait au japon l'objet d'une véritable théorie esthétique, en lien avec un mode de vie en communautés villageoises. a partir de cette université résolument pas comme les autres, où l'on semble souvent se jouer des référents standards et des poncifs de la société japonaise, où l'on met en valeur la singularité du lieu, je questionnerai la manière dont on forme des individus originaux, ce qui se transmet durant l'apprentissage artistique, et comment la pratique artistique est articulée à un projet politique.


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