Droit et repression de l'heresie dans le midi a l'epoque moderne (xvie-xviiie siecle).

par Cyril Dayde

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Jacques Chiffoleau et de Patrick Arabeyre.

Thèses en préparation à Paris, EHESS depuis le 15-11-2009 .


  • Résumé

    Dans l'imaginaire commun, l'inquisition est considérée comme une dérive de l'église catholique romaine circonscrite aux temps médiévaux. créée par la volonté des papes sortis renforcés de la réforme grégorienne, elle se serait finalement évaporée dans les brumes de la renaissance française sans que son acte de décès ne puisse être daté avec précision. les historiens de l'époque moderne ont eux-mêmes contribué à répandre cette erreur historiographique, prenant souvent bien des distances avec l'institution inquisitoriale. a cet égard, la position des historiens méridionaux est tout à fait intéressante, parce qu'ils savent bien que l'inquisition toulousaine n'a été supprimée qu'en 1693, et la proximité géographique de l'inquisition espagnole leur donne bien des raisons de se démarquer de la répression de l'hérésie par le recours à une procédure d'exception. alors que les tribunaux royaux, nouveaux responsables des questions de foi, s'illustrent par leur caractère sévère et expéditif, l'inquisition médiévale est paradoxalement décrite comme l'apogée de l'arbitraire judiciaire. ce portrait négatif est le fait principalement des auteurs de fin de cette période, bien loin des historiens du début de l'époque moderne généralement favorables à l'inquisition. mes recherches ont pour objet d'étudier les modalités de ce retournement historiographique, d'autant plus que les auteurs méridionaux font la part belle aux juristes. l'enjeu majeur est de mettre en lumière les tenants et les aboutissants de la mémoire inquisitoriale méridionale sur le long terme.


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