La passivité adolescente, ou le choix de la transsubjectivité fonctions psychopathologique et métapsychologique de la transsubjectivation

par Marc Dutkiewicz

Projet de thèse en Psychologie

Sous la direction de Francois Richard.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 22-04-2010 .


  • Résumé

    La conceptualisation de la passivité, telle qu'elle est définie jusqu'à présent dans les corpus psychanalytique et psychopathologique ne permet pas de rendre compte suffisamment d'une véritable clinique de la passivité adolescente observable pourtant dans les nouvelles pathologies contemporaines. quels sont la genèse et les destins de cette passivité ? existe t-il une ou plusieurs passivités ? la passivité doit elle être assujettie au féminin ? le processus de subjectivation nous donne l'occasion d'étudier une « passivité active » à l'œuvre dans ce qui se révèle être une conversion transsubjective du sujet. cette appropriation subjective stylisée passivement montrerait elle le sujet épistémique de la psychanalyse d'adolescent ? en quoi la passivité peut elle avoir un rôle dans la subjectivation de certains adolescents, et lequel est-ce ? la conceptualisation de passivité active développée ici est élaborée à partir d'une dialogique qui fait se donner la réplique aux épistémologies, paradigmes et postulats de la psychanalyse, de la phénoménologie, de la psychodynamique du travail, de la clinique de l'activité et de la psychopathologie fondamentale. cette approche transdisciplinaire permet de conceptualiser la passivité comme ontologique et de la définir, par sa psychodynamique transsubjective, comme à la fois source psychique de la subjectivation et ressource défensive à son empêchement. ce qui interroge la dimension épistémologique d'un mode de passivité active du transfert adolescent alors devenu possible, comme un ‘faire à travers l'autre' pour ne pas renoncer à l'adulte, dans la cure d'adolescent autant qu'en dehors. l'enjeu de cette « fonction trans » est alors le travail d'avènement de l'adulte œdipien chez l'adolescent en souffrance dans l'entre-deux de l'intersubjectivité. l'espace et le travail psychiques sont ici réinterrogés par la transsubjectivité. aussi le caractère de l'œuvre transsubjective nous conduit il à ouvrir une métapsychologie de la passivité chez freud autour d'une reprise des concepts de frayage, d'introjection et de synthèse, en dehors de la dimension passive assujettie au féminin. nous proposerons la conceptualisation de « transjection » pour mieux rendre compte du travail psychique réel de la psychodynamique de la passivité dans la subjectivation et leur lien interdépendant. l'analyse de la passivité comme mode d'être au monde nous amène également à tracer une phénoménologie de la passivité. la figure d'indifférence communément associée à la passivité adolescente y est analysée comme ne relevant pas de la fuite ou de la soumission associée au féminin mais au contraire de la stylisation d'une éthique fondatrice de réalisation de la joie objectale du travail d'adolescent quelque soit son genre sexuel. la joie est celle du choix œdipien, dans le temps l'espace et la nostrité, résistante à la promesse solipsiste jouissive du renoncement narcissique. mots clefs adolescence, passivité, psychanalyse, phénoménologie, psychopathologie, subjectivation, transfert, transsubjectivité.


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