De la ritualité au rituel . etude socio-anthropologique sur les conditions sociales de l'instauration des rituels funéraires dans le contexte de la transformation des formes traditionnelles du rite.

par Pauline Dziedziczak

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Jean-Yves Dartiguenave.

Thèses en préparation à Rennes 2 depuis le 16-11-2009 .


  • Résumé

    Les problématiques de la déritualisation et du déni de la mort sont au coeur, depuis un certain nombre d'années (les années 1970), des recherches portant sur les rites funéraires. néanmoins, notre recherche s'inscrira en rupture avec le paradigme de la déritualisation dans la mesure où, à notre sens, nous connaissons aujourd'hui plus une transition, une transformation des formes sociales que prend la ritualité funéraire dans les situations concrètes, qu'un véritable mouvement de perte de ritualité. c'est pourquoi les deux mouvements qui sont en train d'apparaître ou de se confirmer, aujourd'hui, au niveau des rites funéraires : le mouvement de sécularisation et celui de la personnalisation des obsèques ne sont pas signes, pour nous, d'une déritualisation, mais plutôt d'une mutation des formes sociales traditionnelles que prend la ritualité. nous pensons que ces deux mouvements sont intrinsèquement liés par la dialectique des deux dimensions de la personne. la première renvoyant au concept d'identité et la seconde à celui de la prise en charge. c'est en effet bien à ces deux questions, celle de la prise en charge et celle de la définition des identités, que renvoient, il nous semble, ces deux mouvements. en somme, il s'agit aujourd'hui de savoir qui prend en charge les rites funéraires et comment, mais aussi de déterminer comment interpeler les participants aux cérémonies pour qu'ils se reconnaissent dans celles-ci et qu'ils puissent se les approprier. c'est pourquoi nous proposons dans notre recherche de nous intéresser aux conditions sociales de l'instauration des rites funéraires.


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