A la recherche du pays de nulle part. entre le merveilleux, le rêve et le surnaturel. thème de l'enfance et quête de l'identité dans l'oeuvre de n.a. teffi (1872-1952).

par Mahaut De cordon (Prache)

Projet de thèse en Études slaves

Sous la direction de Anne-victoie Charrin.

Thèses en préparation à Paris, INALCO , dans le cadre de École doctorale Langues, littératures et sociétés du monde (Paris) depuis le 12-11-2008 .


  • Résumé

    Aucune thèse n'a encore été écrite en france sur nadejda teffi, écrivain satirique de la première émigration, qui s'installa à paris en 1920 où elle s'imposa pourtant comme une des figures centrales de la colonie russe. j'ai été frappée par la dimension du merveilleux, du rêve et du surnaturel dans son œuvre à laquelle j'ai consacré mon mémoire de master 2 et je désire centrer mon travail sur le « pays de nulle part » qui est aussi le titre d'une de ses nouvelles : nigde, dont le héros cherche une contrée étrange : « où y a-t-il un pays pareil, un pays qui n'existe pas ? » cette question hante bon nombre de protagonistes, toujours à la poursuite de quelque objet mystérieux qui ne cesse de leur échapper. pour chacun, ce pays a une connotation différente, mais il est toujours balayé par « le souffle de ces lointaines et merveilleuses contrées qui n'existent pas sur la terre » ce pays peut aussi être celui de l'enfance, paradis perdu, dont le souvenir obsède chaque jour davantage l'émigration. ce « paradis perdu » comme la quête de l'identité, à travers tout un jeu de miroirs, le masque, le double, est l'un des thèmes récurrents de ses ouvrages.on dispose actuellement de très peu de documents sur teffi, aussi je compte m'appuyer sur les archives du fonds bakhmetieff (usa) où sont conservées quelques cinq mille pièces, celles de l'université de leeds (uk), les travaux d'elisabeth neatrour (indiana university, usa), d'edith haber (harvard) qui doit aussi publier avec e.garetto (milan) la correspondance de teffi avec amfiteatrov et ceux des récents spécialistes russes comme e.m.troubilova et d.d.nikolaiev qui ont entrepris la publication de ses œuvres complètes.


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