Micro-finance et lute contre la pauvreté : logiques d’acteurs et transformations sociales en Moyenne Guinée (Fouta Djalon)

par Elhadj Souleymane Diallo

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Alia Gana.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) depuis le 30-11-2007 .


  • Résumé

    Cette thèse est une étude socioéconomique qui analyse la dynamique de pénétration et de socialisation des instituts de micro-finance (IMF) en Moyenne Guinée (république de Guinée), à travers les logiques d’acteurs et les transformations sociales associées à cette forme nouvelle de bancarisation qui cible les pauvres. La première partie présente le cadre de la recherche et indique que, pour l’État, la législation et les investisseurs, les IMF sont nés pour affaiblir l’économie informelle. La deuxième partie montre que pratiques et ressorts de légitimation des IMF assurent la pénétration sociale du monopole idéologique de la gouvernance globale de la pauvreté (OMD, DSRP, PPTE), constituant au passage une aubaine pour des entrepreneurs des réseaux parfois affiliés au pouvoir. Néanmoins, l’enquête de terrain montre que les clients de la Moyen Guinée sont abonnés autant aux IMF qu’aux régimes d’endettement et d’épargne très anciens qui résistent au changement et permettent de tenir dans la crise, d’assumer sa position sociale ou d’entreprendre son émancipation (cas des femmes). Dans la troisième partie, nous verrons que l’importance des IMF en Moyenne Guinée n’est pas tant dans la réduction de la pauvreté qu’ils aggravent parfois par le surendettement des ménages, que dans le renouvellement de la problématique du « développement » et des politiques publiques, ou l’introduction de la question sociale

  • Titre traduit

    Fight against poverty and microfinance : actors logic and social transformations in Middle Guinea (Fouta Djalon)


  • Résumé

    This thesis is a sociological and economic study which analyzes the dynamic of penetration and socialization of Microloans Institutes (MLI) in Middle Guinea (region in republic of Guinea). Focalizing on actors logics and social transformations associated to this new form of entrance in bank system dedicated to poor people, the study presents, in a 1st part, the framework (context and concepts of study), noting that for state, legislation and entrepreneurs, the aim of MFI presence in Guinea is to break informal economy. In the 2nd part, practices and legitimating strategies of MLI assures a social penetration to the monopolistic ideology of “global governance of poverty” (MDG, PRSP, HIPC), constituting an opportunity for business men probably affiliated to governmental network. However, the reality of the ground reveals that in Middle Guinea, people are MLI costumers as much as members of old ant informal microloans groups, which resist to the change and help to hold in times of crisis, to assume social position or to engage a social emancipation process (case of women). In the 3rd part we will see that the importance of microloans institutions in Middle Guinea is not to reduce poverty-they contribute in some cases to accelerate household indebtedness-but to renew the problematic of “development”, public policies, introducing poverty as social issue.