Le processus de recomposition urbaine d'une ville nouvelle a travers ses territoires et son système éducatif.

par Philippe Duret

Projet de thèse en Sociologie

Sous la direction de Jean-Claude Lugan.

Thèses en préparation à Toulouse 1 depuis le 06-11-2006 .


  • Résumé

    En france, depuis le milieu des années 1970, la convergence des marchés mondiaux et la dérèglementation, correspondent à l'urbanisation croissante des agglomérations importantes, la fin des ''trente glorieuses'' et l'amorce d'un délitement du cadre national avec une économie de plus en plus dépendante des fluctuations extérieures. les modes d'interventions internes de l'autorité centralisée qu'est l' état, se révèlent inadaptés car trop uniformes, limités et sectoriels face à la diversité des sentiments d'appartenance territoriale et au renouvèlement global des relations de coopération entre individus, groupes et collectivités locales. les rapports hiérarchiques et unifiés laissent place à la contractualisation entre de multiples niveaux de représentations territoriales et des secteurs différents (public & privé). c'est sur le plan municipal que, l'uniformité traditionnelle du régime et les situations concrètes, s'accommodaient le plus mal. alors que l'on parlait de patriotisme communal et, au-delà d'un périmètre d'accès aux équipements publics, les municipalités françaises sont devenues les protagonistes incontournables de la revendication identitaire et de la cohésion territoriale. la loi du 10 juillet 1970 visant à faciliter la création des villes nouvelles pour contrôler l'accroissement des grandes agglomérations et l'érosion du lien social, laisse une place insuffisante aux conseils municipaux des communes existantes et, fragilise d'autant la légitimité de la politique publique ; les missions des nouvelles structures destinées à favoriser l'aménagement du territoire, la concertation, la mobilisation des différents acteurs et la cohérence du regroupement communal (datar, sivu, sicom, sem, etc.), s'est faite sur la base de plans-programmes affaiblissant l'action des élus locaux. se met alors en place, le transfert d'un pouvoir de décision sur tout ou partie des affaires locales relevant de la compétence communale, départementale ou régionale (loi de 1982 et 1983 sur la décentralisation). cette réforme incrémentale de l'organisation politico-administrative entraîne une bifurcation irréversible du système institutionnel et de l'action publique, vers un mouvement d' autonomisation relative des collectivités territoriales.


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