L'inventaire à forme poétique au vingtième siècle chez saint-john perse, francis ponge, jean follain et georges perros. pratiques d'écriture comparées : enjeux, formes et fonctions.

par Sarah Devoucoux

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Henriette Levillain.

Thèses en préparation à Paris 4 depuis le 15-11-2006 .


  • Résumé

    L'écriture de l'inventaire apparaît, dans la poésie du vingtième siècle, comme une pratique récurrente chez des auteurs que par ailleurs rien ne semble réunir. dès lors, il s'agit d'interroger ce type d'expression caractéristique et son appartenance problématique au champ littéraire. dans quelle mesure l'inventaire, forme ancienne réactivée et subvertie, fonde-t-il un genre inédit de la modernité poétique ? le corpus s'organise autour de quatre auteurs de nationalité française qui dessinent une généalogie de poètes caractérisés par une attitude commune de bienveillance à l'égard du réel : saint-john perse (1887-1975), francis ponge (1899-1988), jean follain (1903-1971) et georges perros (1923-1978). vaste ou parcellaire, ordonné ou hasardeux, l'inventaire évolue avec le siècle et la crise des valeurs qui l'affecte : de l'expression d'une volonté d'adhésion totale aux choses, il se mue progressivement en celle d'un sentiment d'urgence face à la conscience moderne du tragique. entre construction et déconstruction, l'inventaire s'affirme comme une écriture de l'ambiguïté, aux frontières de la littérarité, voire de la lisibilité. afin de construire un arrière-plan théorique à cet inventaire, il s'agit d'une part de le situer dans la catégorie large du descriptif, d'apprécier ses procédés et ses finalités et de mesurer son efficacité poétique ; d'autre part, d'interroger l'histoire d'une forme et son rôle au sein de l'histoire littéraire, les raisons de son avènement et de son recours insistant, sa finalité propre, poétique et philosophique, voire éthique.


  • Pas de résumé disponible.