Les écarts de l'écriture critique : ambiguités et singularités du style de roland barthes.

par Stephane Darnat

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Michel Jarrety.

Thèses en préparation à Paris 4 depuis le 15-11-2006 .


  • Résumé

    L'indétermination générique de l'essai apparenterait cette catégorie textuelle à celle, anglo-saxonne, de la non-fiction puisque l'essai regroupe des textes qui ne peuvent ressortir ni à la fiction, ni à la poésie, ni au théâtre. l'université considère la lisibilité comme le critère de l'essai. cette délimitation, si elle me paraît claire, restreint cependant le champ de l'essai, car les textes de blanchot, derrida et autres barthes font appel à une langue propre, singulière, qui n'a rien d'évident s'agissant de lisibilité. l'essai récuse la recherche purement formelle mais pas la recherche esthétique et poétique... en cela, l'essai investit la littérature. la critique littéraire tient un discours sur un auteur, une oeuvre, un mouvement. la critique littéraire appartient à un genre rare et paradoxal, celui du monologue écrit. je voudrais interroger ici, à l'appui de l'oeuvre de roland barthes, la question du style de celui qui se présentait comme << scripteur du romanesque >>. pour dire, présenter son propos, son commentaire, barthes a recours à une écriture qui emprunte sa singularité à la langue même de sa matière première, la littérature : usage de la métaphore, recours au néologisme, commentaire psychanalytique, vers poétique, insertions de récits, îlots biographiques (biographèmes), phrases-clichés... ces diverses modalités sont encadrées par (intriquées dans) un savoir proche mais différent de l'idiolecte universitaire /...


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