De la diversite culturelle a la nationalite, la citoyennete et la participation politique face aux enjeux majeurs de l'emergence des autochtones et immigres dans l'espace publique de la republique democratique du congo.

par Theophile masy Divangamene

Projet de thèse en Science politique

Sous la direction de Yves Roucaute.

Thèses en préparation à Paris 10 depuis le 16-11-2006 .


  • Résumé

    La république démocratique du congo à côté de ses 450 tribus regorge un nombre élevé des étrangers dont la cohabitaiton avec les autochtones, depuis longtemps, s'opère harmonieusement. la question de l'identité est primordiale, surtout depuis qu'elle est devenue inséparable de celle du territoire. une représentation simplificatrice oppose les autochtones qui se prévalent des droits coutumiers que confère l'antériorité, notamment les droits fonciers, aux étrangers issus de vagues successives d'immigration. la législation zaïrose, au lieu de la simplifier, a compliqué comme à souhait [cette] question de la nationalité en excluant de la loi commune les originaires du ruanda-urandi étabis au kivu. dans la construction multinationale que représente l'afrique, il y a beaucoup de 'peuples', décrits comme minorités ou groupes ethniques, qu'il n'y a d'etats. pourtant, dans leurs efforts de construction nationale, les etats africains indépendants ont déclaré que la diversité culturelle était facteur de division, et l'unité a été posée comme postulat de manière à asseoir l'idée mythique d'un etat-nation au coeur d'etats multiethniques. le défi était alors de fondre des groupes ethniques disparates dans un etat-nation auquel les individus s'identifieraient. pour remédier à cette situation au congo, l'état doit au préalable être politiquement et juridiquement fonder. partant de ce fait, la recherche des voies et moyens pour la reconstruction d'une république et d'une démocratie adaptée à l'histoire, à la culture et aux aspirations des congolais est prioritaire. le nouvel ordre politique doit avoir pour finalité d'éradiquer trois crises saillantes qui paralysent ce pays depuis 1960, à savoir : la crise de légitimation de l'état et de légitimité du pouvoir ; la crise de représentation et de redistribution du pouvoir et enfin la crise de gouvernance et de rationalité.


  • Pas de résumé disponible.