Les engagés tonkinois venus sous contrat en nouvelle-calédonie : subir, résister, s'émanciper (1891-1964).

par Claudy Chene

Projet de thèse en Histoire

Sous la direction de Jean Vigreux.

Thèses en préparation à Dijon , dans le cadre de Ecole doctorale Langages, Idées, Sociétés, Institutions, Territoires (Dijon) depuis le 01-10-2010 .


  • Résumé

    Les migrations coloniales pour le travail ont rarement été observées par ceux qui les ont vécues. l'historiographie calédonienne insiste sur l'impérieux aspect économique et le besoin de main d'œuvre sur les mines calédoniennes ou les plantations des nouvelles-hébrides. entre 1891 et 1964 des engagés sous contrats tonkinois et javanais succèdent aux bagnards des contrats de chairs humaines et aux engagés océaniens (salomonais, néo-hébridais) pour travailler sur les mines et les plantations de café, de coprah. or, leurs conditions de vie et de travail sont encore peu abordées. ce travail s'intéresse particulièrement aux tonkinois engagés sous contrat pour les mines calédoniennes et les plantations des nouvelles-hébrides. il souhaite poursuivre et enrichir cet aspect de l'histoire coloniale, d'un regard sur et par les 'gens d'en bas', afin de restituer une place mémorielle. la présence de ces travailleurs coloniaux vietnamiens mérite que l'on reprenne leur histoire sous l'angle des stratégies de contournement et de résistance au fait colonial. dés lors, nous tenterons d'aborder toutes les formes et processus actifs, passifs, conscients, culturels, sociaux et politiques mis en action jusqu'à la prise de conscience collective, avec la création d'une section vietnamienne du parti communiste calédonien et l'organisation des mouvements de grèves générales entre 1944 et 1945. puis, nous observerons la persistance jusqu'en 1964, date à laquelle des retours vers la république du vietnam ont été possibles.


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