La mort en scène ou l'exploration du rapport entre les sexes : heiner muller, sarah kane, marguerite duras.

par Laure Couillaud

Projet de thèse en Études théâtrales

Sous la direction de Christophe Bident.

Thèses en préparation à Amiens depuis le 05-11-2010 .


  • Résumé

    Face à l'expérience amoureuse, traversée par elle, il semblerait que nous n'ayons pas accès à la réalité dans sa vérité. les œuvres réunies dans ce projet, tentent d'ouvrir l'accès à une réalité non pas « évanouie », par là inconsciente, mais bien ouvrir l'accès à une (autre) réalité réveillée, consciente. chaque œuvre tente d'exposer un « état de lucidité » que notre propre rapport à la réalité exclut. cette lutte rapproche intimement les œuvres de sarah kane, heiner müller et marguerite duras. quartett, en inventant l'espace des retrouvailles de valmont et merteuil, l'amour de phèdre comme la version renouvelée de phèdre de sénèque, 4.48 psychose comme manque d'amour insupportable, la maladie de la mort comme récit d'une initiation. ces œuvres mettent en scène l'expérience amoureuse (sentimentale, érotique), à travers une représentation du conflit homme/femme. autant une histoire d'amour qu'une histoire de mort(s), chaque fonctionnement dramaturgique, chaque vision est unique, mais à l'intérieur comme au-delà de cette unicité apparaît une problématique commune. pour signifier l'amour justement, et pour dire la vérité, ces textes vont jusqu'à l'affirmation de la nécessité de la mort. la mort, comme ultime ressource de signification, et comme source de vérité, voilà ce que ces textes donnent à penser. dans et avec le langage, le discours amoureux et l'imaginaire de la mort se lient, allant jusqu'à se confondre dans l'écriture et sur scène. projet proposé en cinq parties : violence et écriture - l'espace textuel, la scène du langage - la question de l'espace/temps - le corps, la jouissance et la mort - du sexuel au sexué, rôle(s) et identité(s).


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