L’élevage des chevaux en Occident dans l’Antiquité tardive (IIIe-VIe siècle après J-C.)

par Amandine Cristina

Projet de thèse en Histoire ancienne

Sous la direction de Hervé Inglebert.

Thèses en préparation à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent (Nanterre) depuis le 01-10-2010 .


  • Résumé

    Depuis sa domestication, le cheval revêt différents enjeux économiques, sociaux, politiques, et même religieux inhérents au fonctionnement de nombreuses cultures. C’est pourquoi il est devenu un sujet d’étude à part entière. Pour autant, la question de l’élevage a été peu traitée par les historiens. Or, ne pas s’interroger sur l’élevage et sur les motivations des éleveurs revient à oublier le point de départ de toute histoire abordant les divers usages du cheval. L’élevage, c’est veiller à la fois à la reproduction, à la naissance, au développement et à l’entretien d’un animal. Pour le nourrir, le sélectionner, le soigner, l’exploiter, il faut beaucoup de temps, de soins, de connaissances, de patience, beaucoup d’hommes bien sûr et des structures adaptées : les haras. C’est pourquoi, cette activité était réservée à l’élite et s’inscrivait au sein d’une certaine idéologie aristocratique : le cheval de l’Antiquité était un cheval de prestige. Grâce aux sources littéraires, iconographiques et archéologiques, nous étudierons les permanences et les mutations qu’a connu l’élevage pendant une période charnière (entre la fin de l’Empire romain d’Occident et la création des royaumes romano-germaniques). Ainsi, nous entendons mesurer les impacts des invasions et de l’assimilation des peuples barbares dans l’Empire sur l’élevage des chevaux et comment et pourquoi, malgré des bouleversements, politiques, sociaux et économiques, cette activité est restée prospère. Ceci permettra de comprendre qui élevait des chevaux, quels facteurs poussaient à l’organisation d’un cheptel chevalin, dans quels types de structures cela était organisé, quels méthodes et savoirs étaient requis et comment le cheval devint un élément de référence pour classer un homme au sein de la société.

  • Titre traduit

    Horse farming in the West in the late Antiquity ( IIIrd – IVth century A.D )


  • Résumé

    Since its taming, the horse took on different economical, social and political issues, and even religious ones inherent to the functioning of many cultures. That’s why it became a study matter in its own right. However, the topic of its farming has been very little dealt with by historians. But, not questionning its farming and the farmers’ motivations would be forgetting the starting point of any story tackling the varied uses of horses. Farming, is making sure of the reproduction, the birth, the development and the upkeep of an animal. To feed it, choose it, care for it, farm it, a lot of time is required, care, knowledge, patience, a large staff of course and fitting structures : stud farms. That’s why this activity was reserved to the elite and encountered inside a particular upper-class ideology : a horse in the Antiquity was an animal of prestige. Thanks to literary, iconographic and archeological sources, we will study the permanencies and changes that farming has known during a transition period ( between the end of the Wester Roman Empire and the creation the Romano – Germanic Kingdoms ). Thus, we will intend to determine the different impacts that invasions have had and the assimilation of the savages in the Empire on horse farming and how and why, despite political, social and economical disruptions, this activity stayed flourishing. It will allow to understand who farmed the horses, what factors drove to the organisation of horse stocking, in what kind of structures it was organised in, what method and knowledge were needed and how a horse became a ranking aspect for a man in society.