L'esthétique du regard dans l'oeuvre romanesque d'andré gide

par Jo lin Chang

Projet de thèse en Littératures française et francophone

Sous la direction de Eric Marty.

Thèses en préparation à Paris 7 depuis le 11-09-2009 .


  • Résumé

    Face à la polémique autour des thèmes dans l'immoraliste et la porte étroite, gide a répondu que son oeuvre devait être jugée sur le plan esthétique et non moral. pour lui, son roman était une oeuvre d'art, et ne défendait aucune thèse. en 1912, il a éprouvé le besoin de rédiger une préface pour la porte étroite qui a la même fonction que celle de l'immoraliste : il a réclamé le droit de portraiturer un immoraliste ou une sainte sans se déclarer pour ou contre. « au demeurant, je n'ai cherché de rien prouver, mais de bien peindre et d'éclairer bien ma peinture. » gide se sert de ce terme « portraiturer » qui est propre du peintre. dans l'enfance de gide, il était déjà fasciné par la couleur et la géométrie changeantes dans la kaléidoscope. dans ses oeuvres romanesques, qu'est-ce que gide nous a donné à voir ? le jardin délabré dans la porte étroite, le désert en afrique du nord dans l'immoraliste, la mer à l'infini dans le voyage d'urien, la neige dans la symphonie pastorale, etc. ces paysages comportent des sens symboliques. d'où viennent ces sens ? ces images offrent une perception aux lecteurs. comme ces images sont traduites par le narrateur, ses regards divulguent une partie de sa psychologie. les narrateurs sont ainsi figurés à travers ses regards qui constituent des images mentales. d'un côté, imprégné dans l'orientalisme, gide fait éloge de cet exotisme dans l'immoraliste et son narrateur pose un regard tout à fait positif sur l'orient. de l'autre, comme gide est profondément influencé par la culture occidentale, on pourrait également lire dans la porte étroite une vision purement occidentale. a l'occasion de la publication de la nouvelle version la pléiade des romans et récits ; oeuvres lyriques et dramatiques tome 1 et 2 de gide, je voudrais essayer d'analyser les images qui sont liées profondément à l'oeil et l'esprit dans ses oeuvres romanesques. sa hardiesse à propos de l'exploration formelle aurait-elle une conséquence sur les images dans ses oeuvres ? nous pourrions peut-être mettre en évidence la modernité de ses oeuvres, dont la langue est classique, par la recherche de l'esthétique du regard. a l'aide de la formation pluridisciplinaire de paris vii, je pourrais me servir des instruments très variés pour mon analyse. a propos de l'esthétique, je ferais référence aux théories de didi-huberman ce que nous voyons, ce qui nous regarde. la phénoménologie de merleau-ponty serait le fondement de ma réflexion philosophique. selon le conseil de monsieur marty, l'orientalisme de saïd me servira comme un instrument de réflexion. bibliographie temporaire : gide, andré, romans et récits ; oeuvres lyriques et dramatiques, t. 1, bibliothèque de la pléiade, 2009 gide, andré, romans et récits ; oeuvres lyriques et dramatiques, t. 2, bibliothèque de la pléiade, 2009 barbaras renaud, merleau-ponty, ellipses, 1998 barbaras renaud, la perception ; essai sur le sensible, vrin, 2009 didi-huberman, georges, ce que nous voyons, ce qui nous regarde, ed. de minuit, paris, 1992 said, edward w., l'orientalisme ; l'orient créé par l'occident, seuil, 2005 face à la polémique autour des thèmes dans l'immoraliste et la porte étroite, gide a répondu que son oeuvre devait être jugée sur le plan esthétique et non moral. pour lui, son roman était une oeuvre d'art, et ne défendait aucune thèse. en 1912, il a éprouvé le besoin de rédiger une préface pour la porte étroite qui a la même fonction que celle de l'immoraliste : il a réclamé le droit de portraiturer un immoraliste ou une sainte sans se déclarer pour ou contre. « au demeurant, je n'ai cherché de rien prouver, mais de bien peindre et d'éclairer bien ma peinture. » gide se sert de ce terme « portraiturer » qui est propre du peintre. dans l'enfance de gide, il était déjà fasciné par la couleur et la géométrie changeantes dans la kaléidoscope. dans ses oeuvres romanesques, qu'est-ce que gide nous a donné à voir ? le jardin délabré dans la porte étroite, le désert en afrique du nord dans l'immoraliste, la mer à l'infini dans le voyage d'urien, la neige dans la symphonie pastorale, etc. ces paysages comportent des sens symboliques. d'où viennent ces sens ? ces images offrent une perception aux lecteurs. comme ces images sont traduites par le narrateur, ses regards divulguent une partie de sa psychologie. les narrateurs sont ainsi figurés à travers ses regards qui constituent des images mentales. d'un côté, imprégné dans l'orientalisme, gide fait éloge de cet exotisme dans l'immoraliste et son narrateur pose un regard tout à fait positif sur l'orient. de l'autre, comme gide est profondément influencé par la culture occidentale, on pourrait également lire dans la porte étroite une vision purement occidentale. a l'occasion de la publication de la nouvelle version la pléiade des romans et récits ; oeuvres lyriques et dramatiques tome 1 et 2 de gide, je voudrais essayer d'analyser les images qui sont liées profondément à l'oeil et l'esprit dans ses oeuvres romanesques. sa hardiesse à propos de l'exploration formelle aurait-elle une conséquence sur les images dans ses oeuvres ? nous pourrions peut-être mettre en évidence la modernité de ses oeuvres, dont la langue est classique, par la recherche de l'esthétique du regard. a l'aide de la formation pluridisciplinaire de paris vii, je pourrais me servir des instruments très variés pour mon analyse. a propos de l'esthétique, je ferais référence aux théories de didi-huberman ce que nous voyons, ce qui nous regarde. la phénoménologie de merleau-ponty serait le fondement de ma réflexion philosophique. selon le conseil de monsieur marty, l'orientalisme de saïd me servira comme un instrument de réflexion. bibliographie temporaire : gide, andré, romans et récits ; oeuvres lyriques et dramatiques, t. 1, bibliothèque de la pléiade, 2009 gide, andré, romans et récits ; oeuvres lyriques et dramatiques, t. 2, bibliothèque de la pléiade, 2009 barbaras renaud, merleau-ponty, ellipses, 1998 barbaras renaud, la perception ; essai sur le sensible, vrin, 2009 didi-huberman, georges, ce que nous voyons, ce qui nous regarde, ed. de minuit, paris, 1992 said, edward w., l'orientalisme ; l'orient créé par l'occident, seuil, 2005


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